septembre 5, 2009
Définition
La taxe carbone s’appelle à l’origine « La Contribution Climat Energie ». Comme la contribution Climat Energie est un prélèvement obligatoire, par facilité ou abus de langue elle est devenue une « taxe » d’où « taxe carbone ». Sur le plan de la communication ce changement pratique de nom n’est pas pour faciliter la mise en place du projet car inconsciemment les Français (et donc les électeurs) vont se dire « encore une taxe ! » ou « voilà un impôt de plus ! ». « La Contribution Climat Energie » est à proprement parler une taxe et nom un impôt. Pourquoi ? La taxe est un prélèvement en fonction de la consommation (tous les consommateurs paient) alors que l’impôt est un prélèvement en fonction du revenu.
Objectif de la taxe carbone
L’objectif de cette taxe est de décourager la consommation de produits qui rejètent beaucoup de CO2 (en les rendant plus chers) et favoriser la consommation de produits de substitution qui au contraire en rejètent peu ou pas du tout. Les recettes de cette taxe serviront, principalement, à financer et aider les projets d’énergie renouvelable. Bien sûr le but est d’arriver à une réduction significative des rejets de CO2 (gaz à effet de serre) et ainsi éviter, ou plutôt réduire le réchauffement climatique. Concrètement il y aura par exemple une augmentation du prix des carburants. L’électricité ne devrait pas être concernée vu que la France à une production essentiellement nucléaire et donc rejette très peu de CO2 dans sa production d’électricité.
Problème: la mise en application
Si le principe est simple et plutôt vertueux, la mise en application concrète est bien compliquée et donne lieu à débat.
Certaines populations seront plus touchées que d’autres, comme par exemple ceux qui habitent dans les campagnes et qui ont bien plus besoin de la voiture que les habitants des villes qui ont la possibilité d’utiliser les transports en commun.
Comment va se faire la redistribution ? Quelle catégorie de population va en bénéficier ? Sur cette question précise de la modalité de redistribution les choses sont encore en discussion au gouvernement. Le risque est donc réel de transformer la taxe carbone en une véritable «usine à gaz» (sans jeu de mot!!) qui compromettrait son efficacité.
On sait que la taxe, d’abord fixée par la commission Rocard à 32 euros par tonne de CO2 rejeté, sera ramenée à 14 euros.
Quelle expérience passée?
Est-ce que des pays ont déjà mis en place cette taxe carbone ? Oui comme le Danemark. Les pays qui ont appliqué : le Danemark. La taxe s’applique à tous, les ménages, les entreprises et les administrations. L’Allemagne a également mis une taxe sur les combustibles mais celle-ci n’est pas modulée en fonction du CO2 rejeté
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Publié par jf66michel
septembre 1, 2009
Quelle est l’origine de ce système financier mondial complètement débridé ? Comment a été a mis en place ce système, cette financiarisation de l’économie? L’origine remonte au début des années 80. A l’époque, le milieu économique et politique pensait qu’il était indispensable de déréglementer à tout va la finance mondiale, d’en faire un pilier de l’économie réelle et d’ accorder, à ce système financier mondial, une totale liberté de faire n’importe quoi. Un principe de liberté d’autant plus important à opposer au bloc des pays soviétiques sanctuaire du dirigisme et de l’oppression.
En France, par exemple, à partir de 1984 avec le gouvernement Fabius, il y avait la volonté de faire de la bourse de Paris une place financière majeure, d’où une totale déréglementation comme toutes les autres bourses mondiales. Aujourd’hui la Bourse de Paris, est absorbée par son concurrent américain NYSE (New York Stock Exchange) qui ne représente que la 5ème place mondiale. C’est donc raté et on hérite d’un système pervers, une sorte de monstre, dont profitent les banques et qui font du trading, l’une des professions les mieux payées.
La faute à Fabius ? Facile ! Il n’a fait que suivre l’idée dominante du moment. Même si après tout ce ne sont pas les banques qui on mis ce système financier totalement déréglementé en place , par contre elles s’emploient à un lobbying infernal pour conserver ce système qui leur assure un profit facile surtout chez les banquiers américains : les 2 derniers secrétaires d’Etat au Trésor américain (équivalent d’un poste de ministre des finance et de l’économie en France) sont issus de la puissante banque d’affaires Goldman Sachs.
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Publié par jf66michel
août 30, 2009
Il ne fait pas bon de s’avouer « Trader » surtout après la révélation des bonus « mirobolants » que ceux-ci touchent alors que le chômage continue sa progression. Choquant surtout si on fait parti des victimes de la crise (de plus en plus nombreux) où les fins de mois sont difficiles.
Mais on oublie un peu vite que les Traders n’ont pas volé cet argent, ils l’ont bien gagné et ont permis des bénéfices à leurs banques. BNP- Paribas le justifiait par le respect du contrat de travail. Le pire c’est que c’est bien vrai !
Tout le monde peu devenir Trader. Sauf qu’au final il y a très peu d’élus. Même le Master en finance Paris-Dauphine très renommé ne garanti rien ! Pourquoi ? Une formation ne suffit pas, des qualités de résistance au stress, des connaissances poussées des outils statistiques et mathématiques sont nécessaires pour devenir un trader et surtout obtenir des résultats pour conserver sa place.
Enfin les gains dans le trading sont le résultat du travail de toute une équipe et rarement le fait d’une personne solitaire. D’où la nécessité d’avoir les meilleurs et de conserver les éléments d’une équipe gagnante. C’est un peu comme une équipe de foot : sans Zidane l’équipe de France perd un atout et en cohérence de jeu. D’où les sommes astronomiques payées par le real de Madrid pour l’avoir dans son club. Pour autant Zidane seul ne fait rien.
Le milieu bancaire et de la finance et très concurrentiel. Les banques sont comme des clubs de foot qui s’arrachent les meilleurs joueurs ou les joueurs clefs pour constituer la meilleure équipe et sont prêts à payer le prix car l’investissement est plus que rentable.
S’ils ne s’estiment pas assez bien payés les traders iront ailleurs, chez le concurrent. Pour la société française ce n’est pas bien grave, ils ne sont pas indispensables. « Qu’ils aillent ailleurs » s’exclame Arnaud Montebourg. Par contre pour la banque c’est une catastrophe car elle se prive d’une source de profit et de rentabilité très importante (L’essentiel des profits des banques, notamment française, est assuré par l’activité de spéculation ou, dans le jargon, activité de marché). D’où un certain autisme sur la question des bonus des traders de la part des banquiers convoqués pour la 7ème fois à l’Elysée.
Ce qui est choquant ce n’est pas le grain du trader en lui-même, mais la forte disparité de revenu que génère le système financier actuel. Un système financier qui permet à des traders de gagner des millions aux côtés d’une grande majorité de petits revenus avec des millions d’emplois précaires et de chômeurs.
Finalement en se focalisant sur le bonus des traders ont évite de s’interroger sur le cœur du problème et de poser les questions gênantes: comment un tel système financier injuste et pervers a pu se mettre en place, quels sont les responsables et surtout pourquoi les Etats on tant de mal à imposer un système financier sain ?
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Publié par jf66michel
juillet 13, 2009
En juillet 2008 le baril de pétrole atteignait le sommet de 147 $ le baril. Une année plus tard il gravite autour de 60 dollars. Pourquoi ? Car sa consommation de pétrole continue de baisser, la crise étant passée par-là. Pourtant n’est-ce pas une bonne nouvelle d’un point de vue écologique ? La consommation baissant significativement de 2,5 millions de barils chaque jour, n’est-ce pas autant de carbone en moins dans l’atmosphère ?

Source et graphique: les Echos.fr
Finalement est-ce que l’écologie et l’économie ne font-il pas bon ménage ?
La consommation de pétrole ici est perçue comme un indicateur les plus fiables de l’activité économique. La baisse de cette consommation surtout au mois de juillet (traditionnellement forte à cause des départs en vacances) confirme que l’économie mondiale continue à se dégrader. Les quelques signes positifs d’avril à juin, vus comme l’annonce d’une fin de crise, étaient interprétés de façon trop optimisme. La reprise annoncée fin 2009 se fera sans doute bien plus tardivement.
Mais cette apparente contradiction entre la mauvaise nouvelle économique qui devient la bonne nouvelle écologique montre que la théorie de la décroissance (consommer moins et s’habituer à avoir une croissance économique « négative » pour préserver l’écologie) ne peut pas fonctionner : ça reviendrait à faire le choix entre sombrer dans le chômage et la pauvreté ou préserver les générations futures. Ce n’est pas très sain !
Le changement qui doit avoir lieu est bien là : que la croissance économique soit compatible avec l’écologie. Ou que l’écologie soit le moteur de la croissance économique et de l’emploi. C’est ce que l’on appelle la croissance verte.
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Ecologie, Pétrole et matières premières |
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Publié par jf66michel
juillet 11, 2009
Il aura fallu à peine 40 jours pour que le constructeur General Motor sorte officiellement de la faillite. Ça y est, c’est promis, GM va relever le défi, GM va changer, adopter une nouvelle culture, s’adapter et devenir un constructeur rentable ! Au-delà du discours lénifiant du politique (peut-il en être autrement ?) et des promesses, est-ce que le New GM peut être viable à terme ?
Ce qui est avant tout présenté est un nouvel actionnariat :
Le Trésor américain (qui a versé 50 milliards de dollars d’aides depuis décembre) en est actionnaire à 61 %, l’Etat canadien détient 12 %, le syndicat unique des ouvriers automobiles (UAW) 17,5 % et les créanciers doivent se contenter de 10 %. Les autres actionnaires ont simplement plus rien.
La question de la dette
La dette de GM passe de 172 milliards de dollars en mars 2009 à … 11 milliards de dollars ! en juillet. Un miracle ! Cela ne peut donc que donner un ballon d’oxygène à GM ? C’est à double tranchant : effectivement les intérêts à payer de cette énorme dette de 172 milliards condamnaient la rentabilité de l’entreprise, mais quel acteur privé (fournisseurs, banques, nouveaux investisseurs …) voudra de nouveau faire crédit à GM sachant que 161 milliards de dollars de créances ont été annulés ? En affaire la confiance est fondamentale. Détruite elle ne revient pas de si tôt.
Du sang neuf pour relever le défi
Il en de même en ce qui concerne les salariés sur qui reposent la réussite du défi. Or les salariés les plus brillants écœurés par l’incohérence de la stratégie de l’ancienne équipe ont déjà quitté l’entreprise. Le plan de réduction des coûts ne va pas arranger la situation : une nouvelle réduction des effectifs de « cols blancs » de 20 %, est annoncée soit 6 000 emplois. En outre, la firme supprime 35 % de ses postes de cadres supérieurs. Bob Lutz est rappelé pour diriger le marketing et dynamiser les ventes. Cet ancien cadre dirigeant membre de l’ancienne équipe (vice-président de GM en charge du plan produit global du groupe rentré en 2001) a 77 ans ! Voilà du sang neuf.
GM compte sur la création de nouveaux modèles moins gourmands en carburant pour reconquérir le marché américain, s’adapter à la demande (enfin ?) du consommateur. Mais il faut entre 2 et 3 ans pour concevoir et produire de nouveaux modèles. Pourquoi les salariés « se donneraient-ils à fond » pour leur entreprise alors qu’ils sont dans un contexte où ils ne sont que des pions ? Opel, (forme de GM Europe) qui aurait pu fournir immédiatement des véhicules adaptés à la demande du consommateur a été …. vendu !
La « Volt » la voiture électrique dotée d’un petit moteur thermique semble être un premier espoir de renouveau. Mais elle est vendue 40 000 dollars !
Le marché automobile américain au niveau de 1962
Enfin les nouveaux dirigeants comptent vendre 10 millions de véhicules pour que GM deviennent de nouveau rentable. Problème : en 2009 le marché automobile américain (principal marché de GM) est passé de 16 millions d’unités vendues (en 2006) à 9,7 millions (soit un niveau de la seconde moitié des années 1960, alors que les USA comptait un tiers d’habitants en moins). La part de marché de GM est passé à 19,3 % avec des ventes qui ont plongé de 33,6 % en juin.
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Publié par jf66michel
juillet 4, 2009
Voilà que ce rapport donne un peu d’espoir : la Chine et l’Inde par leur croissance économique permettraient donc de tirer l’économie mondiale. C’est ce que l’on appelle en économie la théorie « du découplage » (1). C’est sur cette théorie que se base la banque mondiale pour faire son évaluation de croissance.
Pays à croissance extravertie
Or cette théorie selon laquelle la Chine et l’Inde tireront la croissance en 2009 et surtout en 2010 a beaucoup de plomb dans l’aile dans les faits. Pourquoi ? D’abord parce que la Chine par exemple tire principalement sa croissance de ses exportations (19,5% vers le Japon, 21% vers les USA, 20% vers l’UE et 34% vers l’Asie). Les exportations des biens et services de la Chine représentent 40% de son PIB. Bref la Chine a une croissance économique très extravertie. L’Inde est à peu près dans le même schéma. Donc les pays émergeants comptent sur la croissance économique des USA, de l’UE et du Japon pour sortir du marasme économique.
Un commerce d’abord intra-européen
Mais pourtant les pays les exportations des pays de l’UE jouent un grand rôle dans leur croissance : c’est plus de 25% du PIB pour les pays de la zone euro. L’Allemagne à elle seule a des exportations qui représentent plus de 35% de son PIB soit presque autant que la Chine ! Donc les pays de l’UE ne profitent-ils pas quand même du gigantesque potentiel que représente le marché chinois ou de l’inde ? Effectivement on peu se poser la question quand on sait que la Chine, par exemple, va représenter le premier marché automobile mondial.
En fait les pays européens commercent essentiellement entre eux. En moyenne les exportations des pays de l’UE vont à 65% vers les pays de l’UE, 15% vers les USA et le reste vers l’Asie principalement. Le principal pays d’accueil des exportations allemandes est la France. Et vis versa : le principal client des produits français c’est l’Allemagne.
Relancer une demande interne
La Chine représente à peine moins de 5% de la consommation mondiale, la Russie 1% tout comme l’Inde. Quand on sait que les USA à eux seuls assurent 35% de la consommation mondiale et les pays de l’UE 22% il est évident que les pays émergeants doivent absolument restructurer leur croissance non plus vers les exportations, mais vers leur marché intérieur. Le gouvernement chinois par exemple en a bien conscience. Bonne nouvelle pour les économies occidentales ? Pas pour autant car d’abord cette réorientation prendra plusieurs années. Ensuite les autorités chinoises ont bien fait comprendre qu’elles feraient profiter cette nouvelle croissance (et presque exclusivement ?) d’abord aux entreprises du pays.
Résultat : les conclusions de la banque mondiale ont toute chance d’être fausses et de décevoir encore un peu plus ceux qui accordaient du crédit aux prévisions économiques.
(1) les pays émergeants comme la Chine, l’Inde, le Brésil (y ajoutant la Russie pour certains auteurs) auraient une économie suffisamment forte pour pouvoir tirer leur croissance d’une demande intérieure grandissante grâce à leur forte population qui se transforme en un vaste marché. Ainsi les pays occidentaux en profiteraient par leurs investissements qui leur assure une présence sur le terrain et bien sûr les exportations qui finalement assureraient un surplus de croissance salutaire.
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Comprendre la crise économique de 2008, Economie mondiale | Tagué : 2009, banque, chine, croissance, en, inde, la, mondiale, selon, soutenir, vont |
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juin 22, 2009
Renault a estimé que le marché automobile européen (notamment en ce qui concerne la firme française soit 63% de son marché total) ne connaîtrait pas d’amélioration que dans 1 an soit au mieux vers le deuxième semestre 2010. Bien mal lui en a pris !! car l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé, vendredi soir, la note de crédit long terme du constructeur automobile. La note passant ainsi de BBB- à BB . En effet l’agence estime que la persistance de la morosité du marché automobile affecte Renault dans sa rentabilité et donc dans sa capacité à rembourser ses emprunts.
Quelles conséquences ?
Outre la chute du titre Renault en bourse, les conséquences sont loin d’être négligeables : Renault devra payer des intérêts plus élevés sur les emprunts qu’elle lancera auprès des instituts financiers qui, eux, se basent sur ces notes des agences de notation. Issue de ces frais financiers supplémentaires, c’est la rentabilité qui s’en trouve affectée. Enfin Renault, en terme de santé et de solidité financière inspirera moins confiance. Bref un vrai cercle vicieux.
La question de l’honnêteté et de la transparence.
Compte tenu de cela, finalement est-ce que Renault n’aurait pas dû divulguer une sérénité de façade face à la perspective du marché automobile et publier une analyse faussement optimiste? Cela aurait été dans son intérêt. Quand on connaît la pression des actionnaires peut-on penser que les entreprises font preuve d’autant d’honnêteté et de transparence que Renault ? On peut largement en douter.
Au-delà de Renault, cet exemple montre que les banques (et aussi le système financier) n’ont pas non plus intérêt à divulguer de mauvaises nouvelles économiques pour éviter le même désagrément.
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juin 19, 2009
La population occidentale vieillit de plus en plus, vit de plus en plus longtemps. Face aux problèmes de financement des retraites (plus en plus de retraités vivant plus longtemps pour une population de jeunes en baisse) la logique voudrait que l’âge de la retraite soit repoussé de 60 à 67 ans. D’ailleurs nos voisin allemands ne l’on t-il pas déjà fait ? Certes mais la situation et le contexte social en Allemagne ne sont pas tout à fait les mêmes.
Il n’y a pas d’âge légal de la retraite en France
En France il n’y a pas d’âge légal pour la retraite. La retraite à 60 ans qui, si elle est porté à 67 ans, indique que le taux plein (à 100%) des indemnités retraite se fait à cet âge là. Bref il s’agit d’un âge limite définit à la sécurité sociale. Bien entendu il faut avoir cotisé un nombre de semestres suffisant. Or ce n’est pas forcement le cas de la plupart des salariés qui ont commencé à travailler vers 22 ans, 23 ans ce qui fait automatiquement reculer l’âge à 62, 63 ans.
Une question de mentalité
Enfin il y a en France un problème grave de mentalité : celui où l’on considère que l’on est trop vieux pour le monde de l’entreprise. Les sociologues s’accordent pour dire que cette limite d’âge est d’environ 45 ans. Dans leur ensemble, les entreprises souhaitent donc se débarrasser des salariés de plus de 45 ans et embaucher des plus jeunes. C’est indéniablement une perte de savoir et de compétence considérable ! Mais cela coûte moins cher sur le court terme… ce qui compte pour l’actionnaire. Et bien évidemment, de ce fait, retrouver un emploi après 45 ans devient un vrai parcours du combattant.
Le souhait d’une vie professionnelle moins stressante
Il y a un souhait de plus en plus marqué de la part des salariés de plus de 55 ans de cesser leur activité. Pourquoi ? Il y a les métiers à forte pénibilité mais aussi la pression de plus en plus forte qui s’exerce sur les professions cadres. Selon la médecine du travail, 66% des cadres souffrent d’un stress important. Une grande partie du monde salarié aspire donc à une vie plus tranquille, moins stressante avec un recentrage sur les valeurs familiales.
La question des recettes: l’activité économique et le niveau des salaires
Enfin la question du financement des retraites est surtout lié à un problème de recettes. L’économiste Bernard Maris sur France 5 faisait observer que si l’on augmentait la part des salaires de 1 à 2% dans la création de la valeur ajoutée, il y aurait un gain de 20 à 30 milliards d’euros de recette pour la sécurité sociale. Cela indique donc que les salaires en France sont trop faibles. Conclusion : fixer la retraite à 67 ans ne résoudra qu’en toute petite partie les problèmes de financement que la crise économique, d’ailleurs, aggrave largement : 1 million de chômeurs en plus c’est autant de cotisants en moins.
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Protection sociale, finance | Tagué : 67, ans, à, retraite |
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Publié par jf66michel
juin 17, 2009
Les places financière mondiales ont repris leur mouvement de hausse entre mars et début juin. Mais depuis une semaine et demi, les cours, après une relative stagnation, repartent à la baisse. Est-ce une raison dite technique (comme des prises de bénéfices des investisseurs, le faible volume de transactions…) ou est-ce une tendance de fond ? Il semble bien que ce soit la deuxième option. Comment cela ?
Les différents investisseurs acteurs sur les marchés financiers ont anticipé un peu trop rapidement une reprise qui finalement ne vient pas. La reprise est tellement espérée que l’on en vient à interpréter le moindre signe, le moindre indice « moins mauvais » comme autant de preuve que la récession touche à sa fin. L’expérience et la théorie économique montraient qu’après une récession se succède, au bout de 9, 10 mois, une forte reprise. C’est la fameuse courbe en « V ».
Seulement là, la récession a un caractère exceptionnelle, encore jamais vu depuis l’après guerre. C’est croire naïvement que finalement après la pluie le beau temps. Alors pourquoi s’inquiéter ? Seulement la pluie dure. Mais le système bancaire n’est-il pas guérit maintenant ! Tout devrait aller mieux ? Ah ! bon qui dit cela ? Les banques justement.
La durée de cette crise montre bien que les « subprimes » aux USA n’étaient qu’un symptôme qui cache un problème de fond : celui de la répartition de la richesse. Tant ce problème ne sera pas réglé, en toute logique, la pluie n’a aucune raison de cesser. C’est un peu ce que viennent de comprendre les marchés financiers.
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Comprendre la crise économique de 2008, finance | Tagué : après, bourses, déprime, des, la, mondiales, rebond, un fort |
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Publié par jf66michel
juin 13, 2009
Quels seraient les résultats des élections européennes si l’on tenait compte de l’abstention? Voici le résultat:

La victoire des verts est quand même bien moins éclatante et les commentaires politiques à relativiser. Car ce tableau montre bien le désintérêt général des français (et des autres citoyens des 26 Etats membres) pour l’Europe et ses élections européennes.
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Publié par jf66michel