mai 25, 2009
La banque commerciale dispose de placements (des actifs), sous forme de titres, comme toute personne physique qui désire placer son épargne et retirer un intérêt le plus avantageux possible.
Lorsque la banque a besoin d’argent liquide pour faire face à ses engagements financiers, elle cède (ou revend) ses titres de placement, là encore comme toute personne physique rationnelle.
Seulement pour pouvoir revendre ses titres et obtenir en échange l’argent frais, il faut bien que quelqu’un les lui achète. Mais quand il n’y a personne la banque se trouvé donc « coincé » et ne peut pas obtenir l’argent frais dont elle a besoin. Ses titres (invendables) deviennent alors des actifs, que l’on appelle, toxiques.
Origine de la toxicité des actifs
Pourquoi les titres des banques ne trouvent-ils pas d’acheteur ? Tout simplement parce que les acheteurs (banques commerciales, institutions financières, assurances, gros investisseurs privés non bancaires…) sont devenus méfiants, ils ont peur d’acheter quelque chose qui ne vaut plus rien. Un peu comme une voiture d’occasion qui ne trouve pas preneur car les acheteurs n’ont pas confiance, ils ont peur qu’il y ait un vice caché (comme accident non déclaré dissimulé).
Pour revenir à nos titres financiers, les acheteurs potentiels ont donc peur qu’ils ne cachent (grâce à la titrisation) des crédits « subprimes » insolvables. Ainsi beaucoup de banques commerciales se trouvent piégées par ces actifs toxiques. Comme la méfiance est généralisée dans la planète finance, même les actifs qui sont sains peuvent à leur tour, devenir toxique (car personne n’en veut).
Pertes et recapitalisation
C’est ainsi que les banques commerciales doivent passer ces actifs toxiques dans la case « pertes et profits » et trouver de l’argent frais autrement, notamment auprès d’investisseurs : c’est la recapitalisation.
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Publié par jf66michel
mai 24, 2009
J’ai fait un petit exercice : j’ai recherché les articles (de journaux sérieux) économiques sur les prévisions de croissance des gouvernements et autres instituts de conjoncture faites fin décembre 2008 : soit en pleine tornade financière et une production manufacturière à l’arrêt. C’est éloquent !
En Allemagne le très sérieux institut économique IFO (équivalent à de l’insee en France) annonçait une récession (tout de même) de –2,2% pour 2009 (notez le virgule 2 , comme si on pouvait être aussi précis !). Le gouvernement allemand était plus prudent et admettait une prévision de –3% sur l’année 2009.
Résultat des courses –3,8% pour le seul premier trimestre 2009 (avec un rythme annuel de –7%).
Pour la France, à la même période (toujours fin décembre 2008), l’INSEE annonçait une récession de – 0,4% pour le trimestre 2009. Notre ministre de l’économie était plus optimiste (au diable tous ces pessimistes et autres cassandres !) et entrevoyait une fourchette de croissance entre 0,2 et 0,5% en 2009. Réalité au premier trimestre 2009 : un recul de –1,2% après celui de –1,5% au dernier trimestre 2008. Et pour 2009 ont se dirige vers une récession de –3% quoique plus proche de –4%.
Comme quoi les prévisions économiques sont très très loin d’être une science exacte. Et comment percevoir les signes positifs annoncés de reprise ici et là.
Quelle attitude avoir alors ? rester optimiste, voir le cataclysme ? Peut être que la meilleure approche est de voir la réalité en face, surtout quand elle en fait pas plaisir ! « Appeler un chat un chat ! »
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Publié par jf66michel
mai 23, 2009
L’économie française semble mieux « résister » à la crise économique mondiale, ou plutôt fait moins mauvais. Au premier trimestre 2009 la récession est de –1,2% en France contre –1,8% en Espagne, -1,9% au Royaume-Uni, – 2,4% en Italie, –3,8% en Allemagne, -6,2% aux USA et enfin –3,4 au Japon.
La consommation intérieure moteur de la croissance économique
La France tire sa croissance économique principalement de la consommation, même si ce n’est pas autant que les USA (70% de la croissance). Les exportations françaises représentent 19% du PIB environ contre près de 40% pour l’Allemagne qui compte sur l’extérieur pour tirer sa croissance. Les exportations américaines comptent encore moins dans le PIB des USA : à peine 11%. Donc la sévérité de la récession de l’Allemagne est principalement due à la conjoncture mondiale et ne peut pas compter sur la consommation intérieure. Il en est de même pour le Japon 4ème grand pays exportateur.
Pourquoi la consommation des ménages résiste ?
La France est un pays qui bénéficie d’un système de protection sociale fort, avec une bonne part de redistribution d’allocations : allocation familiale, aides au logement divers, RMI etc. Cette protection sociale soutien la consommation, surtout en terme psychologique : comme les ménages se savent plus ou moins protégés financièrement (pour un temps) si un licenciement survenait, ils peuvent continuer à consommer. Ainsi ils changent assez peu leur habitude de consommation. Pour preuve est que la consommation française a progressé légèrement au premier trimestre 2009 (voir graphique).
Indicateurs du 1er trimestre 2009 par rapport au 4ème trimestre 2008

Tableau: lesechos.fr
Le consommateur français a aussi une particularité : il n’aime pas le risque, il n’aime pas s’endetter plus que de raison. C’est ainsi que les prêts immobiliers à taux variable sont marginaux en France (et encore ils sont capés, c’est à dire encadrés), contrairement aux USA, en Espagne ou au Royaume-Unis. Donc le désendettement qui produit son effet négatif est moins forte en France, puisque les ménages français sont bien moins endettés que les autres ménages étrangers.
Le cas des USA
Mais alors que se passe t-il au USA ? La consommation a une proportion encore plus importante dans la croissance économique, plus que la France !
Même si 90% des américains ont une protection sociale, celle-ci est faible. Pour s’en convaincre il suffit de regarder le film Michael Moore. Des salariés d’une ancienne usine Ford qui vient de fermer près de Détroit n’ont reçu pour toute indemnité que des tickets restaurants.
Enfin les Américains consomment beaucoup à crédit. En temps de crise l’effet désendettement des ménages sur l’économie ne peut être que très violent.
Vive le modèle français ?
La forte protection sociale est donc un très efficace coussin anti-crise. Même le journal économique ultra libéral « the economiste » célèbre le modèle français qui est « pour le moment, bien plus adapté dans les phases de crise ». Mais le revers de la médaille est un endettement élevé. Pourra t-on toujours se permettre cette protection sociale ?
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Publié par jf66michel
mai 22, 2009
Selon la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) en avril les prix de l’immobilier ancien en France ont augmenté de 3%. Chiffre stupéfiant quand on connaît la situation économique grave que traverse notre pays et l’économie mondiale. Comment les prix de l’immobilier peuvent-ils augmenter alors que les indicateurs économiques (et même le constat sur le terrain) indiquent une forte baisse des prix?
D’où vient la hausse?
Cette totale incohérence la FNAIM la reconnaît implicitement en indiquant que ce chiffre est à prendre avec prudence. Alors d’où provient cette hausse ?
En France nous n’avons pas de statistique homogène fiable sur les prix de l’immobilier comme cela peut être le cas aux USA par exemple. Le prix d’un bien immobilier dépend de beaucoup de facteurs qui faussent les calculs : l’emplacement, le lieu, la vétusté, la région etc. La FANIM ne dit pas comment ce chiffre a été calculé. Autant ajouter des choux et des carottes. Alors pourquoi publier un chiffre si peu fiable voire même faux ?!
Effet psychologique
Les professionnelles de l’immobilier pensent que le marché est en partie affaire de psychologie. Annoncer que les prix baissent et qu’il y aura peut être une chute brutale c’est se tirer une balle dans le pied : cela amène les acheteurs à attendre que ça baisse encore plus déprimant le marché et accentuant la baisse des prix. En annonçant une stabilisation voire même une hausse légère des prix, le rapport de force entre vendeur et acheteur s’équilibrent.
Cette stratégie fonctionne dans un contexte économique de croissance. Or ici la France sombre dans la récession. Les ménages se désendettent fortement et ne sont pas du tout incités à acheter. Le spectre du chômage accroît cette tendance. Le danger de cette annonce est de se décrédibiliser aux yeux des acheteurs qui n’en feront qu’à leur tête, notamment celui de négocier systématiquement les prix avec les agences.
Baisse des taux d’intérêt : relance du crédit ?
Mais les taux d’intérêt ne baissent-ils pas ? N’est-ce pas un bon indicateur de relance des achats immobiliers ?
Les taux ont certes baissé de presque 1% par rapport à novembre 2008. Mais les conditions ne sont plus les mêmes que durant la belle période : sans un apport de 10% à 20% voire même de 30% selon les dossiers, les banques ne prêtent pas. Avant la crise il est assez courant de pourvoir emprunter 100% de la somme sans apport.
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Publié par jf66michel
mai 15, 2009
Phénomène nouveau qui prend de l’ampleur sans pour autant être une tendance de fond : celui des relocalisations. De plus en plus d’entreprises de l’hexagone rapatrient leur production délocalisée dans les pays dits « à faibles coûts de main d’œuvre». Difficile de quantifier l’ampleur de ce mouvement. Mais les exemples d’entreprises qui ont franchit le pas sont de plus en plus nombreux. Celles qui n’ont pas encore relocaliser mais qui y réfléchissent sérieusement sont encore plus nombreuses.
Les avantages sur le papier sont moins évidents dans la réalité.
Si les calculs sur la papier ne laissent aucun doute, le doute est par contre dans la réalisation. Pourquoi une telle différence entre le calcul et le constat pratique ? Il y a quatre raisons principales:
.1 Il y a d’abord le coût du transport qui se révèle plus cher avec l’augmentation du prix de l’énergie. Certes le cours du pétrole est fortement redescendu depuis. Mais à terme, du fait de la limitation physique des réserves le prix ne restera pas à ce niveau plutôt bas. Selon le quotidien, les « echos.fr », en 2000 avec un baril à 20$, le prix du transport représentait un surcoût de 3% sur un produit manufacturé. Aujourd’hui il est de près de 11%.
.2 Le coût de la main d’œuvre lui aussi augmente dans les pays émergeants. Avec une augmentation salariale de plus de 50% en 2008 après une augmentation substantielle du même type en 2007, Dacia en Roumanie est un très bon exemple.
.3 La part de la main d’œuvre dans les produits manufacturiers à moyenne valeur ajoutée n’est pas aussi important que cela. Elle est souvent comprise entre 7% à 18% du prix du produit.
.4 Il y a le coût de la non-qualité. C’est souvent des coûts invisibles, difficilement calculable mais bien réels. Les dégâts en terme d’image doivent être rattrapés par des dépenses supplémentaires de SAV, de dépense marketing et de communication. Renault par exemple paie encore les défaillances de certains modèles notamment en terme d’électronique. La méfiance du consommateur est tenace et les 250 millions de dollars investis en de F1 pour améliorer l’image n’y changeront rien.
Un calcul du coût de la main d’œuvre souvent faux
. Sous la pression des financiers et du résultat de court terme, les industrielle oublient trop souvent que le salaire n’indique pas le coût de main d’œuvre. Il faut ramener ce coût salarial à la productivité. Cela est trop souvent ignoré. C’est vrai qu’il est tellement plus simple de s’extasier devant un salaire de 1$ l’heure d’une ouvrière chinoise. Mais si celle-ci produit, pas exemple, 30 pulls à l’heure (soit 0,034$ par pull), elle reviendra beaucoup plus cher qu’une ouvrière française à 10$ de l’heure mais qui sort 400 pulls (soit 0,025$ par pull), durant la même période. Et tant bien même que l’ouvrière chinoise pourrait produire le même nombre de pulls, la machine qu’elle devra utiliser lui imposera une qualification bien plus élevée. Et son salaire ne restera pas à 1$ de l’heure.
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Publié par jf66michel
mai 14, 2009
Depuis quelques temps certains économistes et gouvernements voient des signes positifs. Est-ce que la reprise sera pour 2010 comment annoncée ?
Selon les études d’opinions et notamment les études sur le moral des entrepreneurs, le climat semble des affaires se ressaisir. Mais ces études ne reflètent pas forcement la réalité du terrain, même s’il s’en approche.
L’indicateur le plus représentatif de cette réalité est la croissance de la production industrielle. Pourquoi ? C’est autour de l’industrie que gravitent les entreprises de prestation de services (Conseil, publicité, etc.) et du service à la personne : deux secteurs grands pourvoyeurs d’emplois. Sans noyau industriel stable et solide, le secteur des services ne peut pas se développer. C’est la croissance économique qui s’en trouve ainsi menacée.

Lien entre l’industrie est les secteurs du service et du service à la personne
Or les derniers indicateurs de la production industrielle dans la zone euro ne laisse pas vraiment encore la place à l’optimisme : celle-ci a chuté de 2% en mars selon Eurostat ce qui représente une régression de 20,2% sur un an. En février la chute de la production industrielle était un peu plus sévère : – 2,5% soit une régression de –19% sur l’année.
Ces mauvais chiffres de la production industrielle indiquent bien que les signes positifs repérés ici et là ne restent que des signes. Certes la chute devient moins forte, mais l’économie européenne et mondiale chute toujours, ce qui revient finalement au même. Difficile de prévoire quand cette chute s’arrêtera et surtout difficile de croire que la reprise, quand elle aura lieu, sera vigoureuse.
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Publié par jf66michel
mai 9, 2009
Un « stress test » est une mise en condition extrême pour voir ce qu’il se produit, pour étudier le comportement des différents éléments et détecter les points faibles. Le « stress test » se pratique dans différents domaines : dans le secteur high-tech (comme des processeurs), en médecine (comme en cardiologie) et aussi le secteur financier notamment les banques.
Le « stress test » dans le milieu bancaire
Chez les banques, le stress test consiste à voir si la banque a suffisamment d’argent (de capitaux propres notamment) pour faire face à des scénarios de crise et éviter ainsi une faillite. Cela pour éviter de subir un nouveau « stress test » grandeur nature et « en live » comme le secteur financier l’a connu au dernier trimestre 2008.
Les comptes de la banque sont donc recalculés sous ces conditions de crise. Ainsi on se pose les questions du type :
Que se passe t-il dans la banque si les bourses mondiales chutent à nouveau de 10%, 20%, 30% cette année?
Que se passe t-il dans la banque si les taux d’intérêt remontent de X% ?
Que se passe t-il dans la banque si la récession est de –Y% cette année et l’année prochaine?
Stress tests : 10 banques sur les 19 plus grosses banques américaines ont encore besoin de 74,6 milliards de dollars au total.
Aux Etats-Unis, les 19 plus grandes banques (qui détiennent 66% des actifs) ont été soumises au « stress test ». Il en résulte que 10 d’entre elles auront encore besoin de 74,6 milliards de dollars au total. Mais « Bank of America » à elle seule représente la moitié de ces besoins en capitaux (notamment à cause du rachat de Meryll Linch) et devra trouver 33,9 milliards de dollars.
Il en résulte aussi que si la récession est toujours aussi forte en 2010, les banques pourraient perdre au total près de 900 Milliards de dollars sur la période 2007-2010.

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Publié par jf66michel
mai 8, 2009
Voilà la Banque Centrale Européenne acculée au pragmatisme. Fini la priorité accordée au contrôle du volume de monnaie dans l’économie pour lutter contre l’inflation ou les tensions inflationnistes. Normal vu le taux d’inflation très bas ? Pas tant que cela, car la BCE préfère prévenir que guérir : trop de monnaie dans l’économie peut faire ressurgir brutalement l’inflation selon sa doctrine.
Mais voilà, même s’il y a quelques signes positifs, l’ampleur de la récession pour l’année 2009 dans la zone euro sera particulièrement brutale : – 4% de prévision (et encore dans la version optimiste) dont un – 6% pour l’Allemagne, la première économie de la zone. Du jamais vu depuis la crise de 1929. D’où des mesures exceptionnelles de la part de la BCE.
Depuis elle a énormément injecté d’argent dans l’économie pour sauver le système bancaire mais aussi pour relancer l’économie et aller à l’encontre de ses principes de prudence. Aujourd’hui elle abaisse son taux d’intérêt à une plus bas inédit, 1% (encore à 4,25% en octobre 2008) et accepte d’acheter des obligations (titres de créances, souvent émises par l’Etat pour financer ses déficits) pour un montant de près de 60 Milliards d’euros.
Ainsi la BCE rejoint la FED (La banque centrale américaine) dans la vision pragmatique de l’économie. Elle redéfinit ses priorités avec un nouvel objectif : soutenir la croissance. Mais la FED s’est dotée de moyen d’action encore inédit, à savoir en investissant directement dans l’économie et substituant parfois mêmes aux banques commerciales pour faire du crédit aux entreprises ou financer des programmes de rachat immobilier pour soutenir le marché. La BCE n’en est pas encore là.
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Publié par jf66michel
avril 16, 2009
Les entreprises peinent à investir, les banques sont assez fébriles dans la distribution du crédit. Le lien est alors assez rapide à faire : si les entreprises, dans leur ensemble, n’arrivent plus à investir c’est la faute aux banques. Conclusion simple mais pas tout à fait vraie. Il y a deux éléments qui expliquent cette difficulté.
Comment sont redistribués les profits nets des entreprises?
1. Effectivement les affaires se dégradent ce qui se répercutent sur la rentabilité : les capacités de production des entreprises sont utilisées à hauteur de 69,8% % en France (près de 69,3%, % aux USA, le plus bas depuis 1967 date de la création de cette statistique). Le risque dans le prêt aux entreprises est donc plus grand pour les banques qui se montrent logiquement plus prudente (d’autant qu’il leur a été reproché d’avoir pris des risques inconsidérés auparavant).
2. Mais surtout, les entreprises ont reversé près de 75% de leurs profits nets (après impôts) à l’actionnaire et n’en ont gardé que 9% pour l’investissement et 15% pour l’intéressement aux salariés (sous forme de participations). C’est ce qui en ressort d’un petit calcul qu’à fait le mensuel économique « alternatives économiques » en analysant les chiffres de l’INSEE des entreprises en 2006. Pas étonnant donc que les entreprises aient du mal à financer les investissements pour trouver des nouveaux relais de croissance.

Et les entreprises du CAC 40 ?
Les 40 plus grosses entreprises françaises n’échappent pas non plus à cette tendance, bien au contraire. Elles ont dégagé 94 milliards de profits, soit un bénéfice net (après impôts) de 59 milliards d’euros. (l’Etat recevant donc 35 milliards). Les bénéfices nets des sociétés du CAC 40 recul de près de 41% par rapport à 2007. Les dividendes versés à l’actionnaire sont de 37,5 Mrd d’euros soit une baisse de « seulement » 8% par rapport à 2007 ! Les dividendes versés à l’actionnaire représentent près de 63% du profit net. Mais pour faire monter le cours de l’action et améliorer quelques ratios, les entreprises du CAC 40 ont racheté pour 11,2 Mrd d’euros de leur propre action. Il ne reste que 10 Mrd d’euros pour l’investissement soit à peine 17%.
Souhait du Président de la République et le mauvais exemple des entreprises publiques
On est donc bien loin du souhait du président de la république dans son intervention télévisée de février 2009 qui voulait une répartition de du bénéfice net à hauteur de 1/3 pour les actionnaires 1/3 pour l’investissement et 1/3 pour l’intéressement aux salariés.
Les entreprises ayant l’Etat comme principal actionnaire, ne donne pas du tout l’exemple. Pour preuve: en 2008 EDF distribue 73% de ses bénéfices à ses actionnaires, GDF Suez 74% et France Telecom 90%.
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Comprendre la crise économique de 2008, Entreprise |
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avril 14, 2009
La demande mondiale de pétrole a reculé de près de 4% au premier trimestre 2009. Durant 8 mois consécutifs la demande pétrolière décline. En mars celle-ci s’est réduite de 2,4 millions de barils par jour, soit 2,8 %, à 83,4 millions de barils. Bonne nouvelle pour l’environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais concernant l’économie cela montre que les industries occidentales tournent toujours au ralenti. Mais la situation est contrastée selon les zones géographiques.
Le problème du Japon
Les Etats-Unis voient leur demande de pétrole diminuer de 5%. La Chine est sur une régression annuelle de 1% (alors qu’il y avait une progression de 4% en 2008). Par contre le Japon, deuxième pays industrialisé, ne l’oublions pas, voit sa consommation pétrolifère plonger de 23 % ! Ce qui montre bien la violence de la crise au pays du soleil levant.
Entente du cartel de l’OPEP et un pétrole autour de 50$ le baril
Pour éviter un effondrement du prix du pétrole, les pays de l’OPEP s’étaient entendus, fin 2008, pour réduire leur production de 4,2 millions de barils par jour. Ces accords de réduction d’offre de pétrole ont été respectés à 83% par les pays membres, ce qui est assez exceptionnel, car d’habitude les engagements de l’OPEP sur le niveau de production ne sont respectés qu’à 60%.

Reprise économique en 2010 ?
Est-ce que, mis à part le Japon qui fausse les calculs de la consommation mondiale de pétrole, est-il possible d’entrevoir une reprise début 2010 ? La demande de pétrole est un bon indicateur. Mais il est encore trop tôt pour pronostiquer quoi que ce soit. Cette chute de la demande de pétrole, même affectée par le Japon, n’est pas bonne pour une éventuelle reprise. A cela s’ajoutent les derniers chiffres aux USA qui montrent que la vente au détail (en résumé les ventes des commerces) a reculé de 1,1% par rapport à février 2009 selon le département du Commerce à Washington. Ce chiffre va à l’encontre des prévisions des analystes qui pensaient plutôt à une progression des ventes après des chiffres positifs en janvier et février.
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Pétrole et matières premières | Tagué : 1, 2009. qu, au, ce, cela, consommation, de, effondrement, est, pétrole, que, signifie, trimestre |
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Publié par jf66michel