avril 14, 2009
La demande mondiale de pétrole a reculé de près de 4% au premier trimestre 2009. Durant 8 mois consécutifs la demande pétrolière décline. En mars celle-ci s’est réduite de 2,4 millions de barils par jour, soit 2,8 %, à 83,4 millions de barils. Bonne nouvelle pour l’environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais concernant l’économie cela montre que les industries occidentales tournent toujours au ralenti. Mais la situation est contrastée selon les zones géographiques.
Le problème du Japon
Les Etats-Unis voient leur demande de pétrole diminuer de 5%. La Chine est sur une régression annuelle de 1% (alors qu’il y avait une progression de 4% en 2008). Par contre le Japon, deuxième pays industrialisé, ne l’oublions pas, voit sa consommation pétrolifère plonger de 23 % ! Ce qui montre bien la violence de la crise au pays du soleil levant.
Entente du cartel de l’OPEP et un pétrole autour de 50$ le baril
Pour éviter un effondrement du prix du pétrole, les pays de l’OPEP s’étaient entendus, fin 2008, pour réduire leur production de 4,2 millions de barils par jour. Ces accords de réduction d’offre de pétrole ont été respectés à 83% par les pays membres, ce qui est assez exceptionnel, car d’habitude les engagements de l’OPEP sur le niveau de production ne sont respectés qu’à 60%.

Reprise économique en 2010 ?
Est-ce que, mis à part le Japon qui fausse les calculs de la consommation mondiale de pétrole, est-il possible d’entrevoir une reprise début 2010 ? La demande de pétrole est un bon indicateur. Mais il est encore trop tôt pour pronostiquer quoi que ce soit. Cette chute de la demande de pétrole, même affectée par le Japon, n’est pas bonne pour une éventuelle reprise. A cela s’ajoutent les derniers chiffres aux USA qui montrent que la vente au détail (en résumé les ventes des commerces) a reculé de 1,1% par rapport à février 2009 selon le département du Commerce à Washington. Ce chiffre va à l’encontre des prévisions des analystes qui pensaient plutôt à une progression des ventes après des chiffres positifs en janvier et février.
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Publié par jf66michel
janvier 15, 2009
Le prix du pétrole oscille entre 38$ et 45$ le baril. Quel contraste avec le mois de juillet 2008 où des sommets avaient été atteints avec un record de 147$ le baril. Voilà donc une bonne nouvelle pour le consommateur. Cette tendance basse du prix de l’énergie est un sérieux coup de pouce au pouvoir d’achat des ménages et donc à l’économie mondiale.
Mais le revers de la médaille est que ce prix exceptionnellement bas indique combien la récession économique mondiale est profonde. Pourquoi? En 2004 pourtant, le baril était à peu près à ce niveau et l’économie mondiale allait pour le mieux !
Nous sommes en période d’hivers, qui est cette année très froid (- 15°C en Allemagne, parfois – 25°C dans certaines régions du centre des USA) propice donc à une très forte demande en énergie pour le chauffage. Cette forte demande hivernale conjuguée à la baisse de production de pétrole de l’OPEP (pays producteurs de pétrole) de 6% devrait encourager une forte hausse du prix du pétrole sur le marché mondial. Or il n’en est rien, c’est bien le contraire qui se produit. Conclusion: cela veut dire que la demande en énergie du côté des industries s’écroule, symptôme d’une faible activité productive. En témoigne d’ailleurs l’augmentation des stocks de pétrole brut aux USA en janvier qui progressent 6 fois plus vite que ce qui était prévu par les experts. Cela annonce combien le ralentissement de la production et de l’économie mondiale est important et ce poursuit en ce mois de janvier.
Bref si ce faible prix du pétrole est une bonne nouvelle pour le consommateur (encore faut-il que la répercussion se fasse à la pompe) surtout quand arrivera le printemps, il en est pas de même pour l’économie mondiale.
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Publié par jf66michel
juin 6, 2008
Cette folle hausse du cours du pétrole depuis fin décembre 2008 est largement dû à la spéculation. Quelle est son ampleur? Au mois de juillet 2006 le prix du baril de brut était d’environ 50$. Il est de 130$ au mois de juin 2008: une augmentation de presque 3 fois. On peut ainsi mesurer l’ampleur de la spéculation. A noter qu’il n’y a pas eu de baisse de la production due à des évènements climatiques ou politiques. Enfin à cette période de l’année, au printemps, le climat est relativement doux et la demande de pétrole traditionnellement faible.
Compte tenu de l’évolution de la croissance mondiale sur une année (plus faible compte tenu de la crise financière et du spectres de récessions aux USA) la demande de pétrole destinée aux besoins consommations devrait établir le prix à environ 60$ le baril.
Comme quoi, même si elles en profitent, les responsables ne sont pas à chercher chez les compagnies pétrolières.
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Publié par jf66michel
mai 25, 2008
Fin mai, voilà le baril de pétrol à 136$ le baril!! Mais quel prix va t-on atteindre d’ici 5 à 10 ans? Un baril à 400$ comme semble se négocier les contrats à terme sur 5-10 ans? Pas si sûr! Le prix de baril de pétrole pourrait se stabiliser sur le long terme. Pourquoi?
D’une part, les consommateurs (la demande) vont s’adapter. Comment? En cherchant une alternative au pétrole: sur la consommation des voitures (voitures électriques, voitures hybrides, moteurs économiques), la production d’électricité (la relance du nucléaire, les énergies renouvelables…) et enfin le recyclage et plastiques sans pétrole.
D’autre part l’offre, elle, va être encouragé: à 136$ le baril voire même plus, de nouveaux gisements à l’extraction complexe, deviennent rentables (les schismes bitumeux du Canada, les réserves offshores du Brésil…).
Donc avec à moyen terme, la consommation de pétrole (même avec l’émergeance de la Chine et de l’Inde) va baisser et l’offre, elle ,va au pire stagner au mieux s’accroitre un peu.
Conclusion: nous aurons une stabilisation des prix du baril de pétrole. A combien. Cela dépendra de la rapidité de l’adaptation de la demande (consommateur) au pétrole cher. Pour le moment le choc est violent. Mais parier sur un pétrole à 400$ d’ici 5-10 ans est, à mon avis très hasardeux.
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Publié par jf66michel
avril 23, 2008
Un pétrole à bientôt 120$ le baril. Quand cela va s’arrêter? Est-ce le signe que nous avons atteint le “pic oil” (le point le plus haut de production qui indique qu’à parti de maintenant la production de pétrole va baisser)?
La hausse régulière su prix du pétrole provient d’un fort excés de la demande par rapport à l’offre. Mécanisme tout bête du marché. Certes la demande mondiale en carburant augmente (notamment avec les besoins des pays émergents) mais il y a aussi la forte présence de la spéculation que l’on a tendance à oublier. C’est à dire? Des investisseurs achètent du pétrole dans l’optique de le renvendre plus cher une fois la cargaison arrivée au port (ou même un peu avant, ainsi la cargaison change de propriétaire en cours de route).
Le problème est qu’il y a de plus en plus de spéculateurs. Pourquoi? D’abord parce que les perspectives de gains sur les marchés financiers (bourses) sont pour le moment moroses. Ensuite dans un contexte de raréfaction des ressources de matières premières et d’augmentation des besoins en énergie, la demande de consommation de pétrole sera toujours forte. Conclusion: parier à la hausse du pétrole est presque à coup sûr un jeux gagnant. Bref! le malheur des consommateurs fait le bonheur des spéculateurs.
Est-ce que le phénomène spéculatif est important? Selon les estimations le cours du baril sans spéculation (donc issu d’une simple demande de consommation) serait autour de 65$ / 75$ le baril. Une sacrée différence!
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Publié par jf66michel