juin 19, 2009
La population occidentale vieillit de plus en plus, vit de plus en plus longtemps. Face aux problèmes de financement des retraites (plus en plus de retraités vivant plus longtemps pour une population de jeunes en baisse) la logique voudrait que l’âge de la retraite soit repoussé de 60 à 67 ans. D’ailleurs nos voisin allemands ne l’on t-il pas déjà fait ? Certes mais la situation et le contexte social en Allemagne ne sont pas tout à fait les mêmes.
Il n’y a pas d’âge légal de la retraite en France
En France il n’y a pas d’âge légal pour la retraite. La retraite à 60 ans qui, si elle est porté à 67 ans, indique que le taux plein (à 100%) des indemnités retraite se fait à cet âge là. Bref il s’agit d’un âge limite définit à la sécurité sociale. Bien entendu il faut avoir cotisé un nombre de semestres suffisant. Or ce n’est pas forcement le cas de la plupart des salariés qui ont commencé à travailler vers 22 ans, 23 ans ce qui fait automatiquement reculer l’âge à 62, 63 ans.
Une question de mentalité
Enfin il y a en France un problème grave de mentalité : celui où l’on considère que l’on est trop vieux pour le monde de l’entreprise. Les sociologues s’accordent pour dire que cette limite d’âge est d’environ 45 ans. Dans leur ensemble, les entreprises souhaitent donc se débarrasser des salariés de plus de 45 ans et embaucher des plus jeunes. C’est indéniablement une perte de savoir et de compétence considérable ! Mais cela coûte moins cher sur le court terme… ce qui compte pour l’actionnaire. Et bien évidemment, de ce fait, retrouver un emploi après 45 ans devient un vrai parcours du combattant.
Le souhait d’une vie professionnelle moins stressante
Il y a un souhait de plus en plus marqué de la part des salariés de plus de 55 ans de cesser leur activité. Pourquoi ? Il y a les métiers à forte pénibilité mais aussi la pression de plus en plus forte qui s’exerce sur les professions cadres. Selon la médecine du travail, 66% des cadres souffrent d’un stress important. Une grande partie du monde salarié aspire donc à une vie plus tranquille, moins stressante avec un recentrage sur les valeurs familiales.
La question des recettes: l’activité économique et le niveau des salaires
Enfin la question du financement des retraites est surtout lié à un problème de recettes. L’économiste Bernard Maris sur France 5 faisait observer que si l’on augmentait la part des salaires de 1 à 2% dans la création de la valeur ajoutée, il y aurait un gain de 20 à 30 milliards d’euros de recette pour la sécurité sociale. Cela indique donc que les salaires en France sont trop faibles. Conclusion : fixer la retraite à 67 ans ne résoudra qu’en toute petite partie les problèmes de financement que la crise économique, d’ailleurs, aggrave largement : 1 million de chômeurs en plus c’est autant de cotisants en moins.
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Publié par jf66michel
juin 17, 2009
Les places financière mondiales ont repris leur mouvement de hausse entre mars et début juin. Mais depuis une semaine et demi, les cours, après une relative stagnation, repartent à la baisse. Est-ce une raison dite technique (comme des prises de bénéfices des investisseurs, le faible volume de transactions…) ou est-ce une tendance de fond ? Il semble bien que ce soit la deuxième option. Comment cela ?
Les différents investisseurs acteurs sur les marchés financiers ont anticipé un peu trop rapidement une reprise qui finalement ne vient pas. La reprise est tellement espérée que l’on en vient à interpréter le moindre signe, le moindre indice « moins mauvais » comme autant de preuve que la récession touche à sa fin. L’expérience et la théorie économique montraient qu’après une récession se succède, au bout de 9, 10 mois, une forte reprise. C’est la fameuse courbe en « V ».
Seulement là, la récession a un caractère exceptionnelle, encore jamais vu depuis l’après guerre. C’est croire naïvement que finalement après la pluie le beau temps. Alors pourquoi s’inquiéter ? Seulement la pluie dure. Mais le système bancaire n’est-il pas guérit maintenant ! Tout devrait aller mieux ? Ah ! bon qui dit cela ? Les banques justement.
La durée de cette crise montre bien que les « subprimes » aux USA n’étaient qu’un symptôme qui cache un problème de fond : celui de la répartition de la richesse. Tant ce problème ne sera pas réglé, en toute logique, la pluie n’a aucune raison de cesser. C’est un peu ce que viennent de comprendre les marchés financiers.
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Publié par jf66michel
mai 25, 2009
La banque commerciale dispose de placements (des actifs), sous forme de titres, comme toute personne physique qui désire placer son épargne et retirer un intérêt le plus avantageux possible.
Lorsque la banque a besoin d’argent liquide pour faire face à ses engagements financiers, elle cède (ou revend) ses titres de placement, là encore comme toute personne physique rationnelle.
Seulement pour pouvoir revendre ses titres et obtenir en échange l’argent frais, il faut bien que quelqu’un les lui achète. Mais quand il n’y a personne la banque se trouvé donc « coincé » et ne peut pas obtenir l’argent frais dont elle a besoin. Ses titres (invendables) deviennent alors des actifs, que l’on appelle, toxiques.
Origine de la toxicité des actifs
Pourquoi les titres des banques ne trouvent-ils pas d’acheteur ? Tout simplement parce que les acheteurs (banques commerciales, institutions financières, assurances, gros investisseurs privés non bancaires…) sont devenus méfiants, ils ont peur d’acheter quelque chose qui ne vaut plus rien. Un peu comme une voiture d’occasion qui ne trouve pas preneur car les acheteurs n’ont pas confiance, ils ont peur qu’il y ait un vice caché (comme accident non déclaré dissimulé).
Pour revenir à nos titres financiers, les acheteurs potentiels ont donc peur qu’ils ne cachent (grâce à la titrisation) des crédits « subprimes » insolvables. Ainsi beaucoup de banques commerciales se trouvent piégées par ces actifs toxiques. Comme la méfiance est généralisée dans la planète finance, même les actifs qui sont sains peuvent à leur tour, devenir toxique (car personne n’en veut).
Pertes et recapitalisation
C’est ainsi que les banques commerciales doivent passer ces actifs toxiques dans la case « pertes et profits » et trouver de l’argent frais autrement, notamment auprès d’investisseurs : c’est la recapitalisation.
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mai 9, 2009
Un « stress test » est une mise en condition extrême pour voir ce qu’il se produit, pour étudier le comportement des différents éléments et détecter les points faibles. Le « stress test » se pratique dans différents domaines : dans le secteur high-tech (comme des processeurs), en médecine (comme en cardiologie) et aussi le secteur financier notamment les banques.
Le « stress test » dans le milieu bancaire
Chez les banques, le stress test consiste à voir si la banque a suffisamment d’argent (de capitaux propres notamment) pour faire face à des scénarios de crise et éviter ainsi une faillite. Cela pour éviter de subir un nouveau « stress test » grandeur nature et « en live » comme le secteur financier l’a connu au dernier trimestre 2008.
Les comptes de la banque sont donc recalculés sous ces conditions de crise. Ainsi on se pose les questions du type :
Que se passe t-il dans la banque si les bourses mondiales chutent à nouveau de 10%, 20%, 30% cette année?
Que se passe t-il dans la banque si les taux d’intérêt remontent de X% ?
Que se passe t-il dans la banque si la récession est de –Y% cette année et l’année prochaine?
Stress tests : 10 banques sur les 19 plus grosses banques américaines ont encore besoin de 74,6 milliards de dollars au total.
Aux Etats-Unis, les 19 plus grandes banques (qui détiennent 66% des actifs) ont été soumises au « stress test ». Il en résulte que 10 d’entre elles auront encore besoin de 74,6 milliards de dollars au total. Mais « Bank of America » à elle seule représente la moitié de ces besoins en capitaux (notamment à cause du rachat de Meryll Linch) et devra trouver 33,9 milliards de dollars.
Il en résulte aussi que si la récession est toujours aussi forte en 2010, les banques pourraient perdre au total près de 900 Milliards de dollars sur la période 2007-2010.

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avril 3, 2009
Quel succès ?
Le G20 est un succès dans le sens où elle a permis de réunir les 20 plus grands Etats industrialisés (soit près de 95% du PIB de la planète), notamment des pays émergeants comme le Brésil, la Chine, l’Inde. Enfin ces pays se sont tous mis d’accord sur la nécessité de mettre des règles à la finance internationale et de soutenir le système.
. Ils ont établit des objectifs communs précis notamment en luttant contre des paradis fiscaux par l’émission d’une liste noire et une liste dite grise (paradis fiscaux qui ont pris des engagements qui doivent encore être concrétisés par des actes ).
. Le FMI verra ses moyens financiers considérablement augmentés afin d’aider des pays en difficulté grave comme, entre autre, la Roumanie ou la Hongrie.
. Un plan a été proposé pour débarrasser le système financier mondial des actifs toxiques qui empêchent les banques de faire davantage de crédit à l’économie réelle.
Cependant ces objectifs et annonces doivent se traduire en acte. Se pose donc le problème de la mise en place. Il faudra attendre quelques mois pour vraiment voir s’il y a du concret, si les actes suivent. Les politiques, par leurs déclarations, jurent que oui.
Quel échec ?
Mais toutes ces propositions du G20 n’apportent pas de solution directe à la crise économique mondiale même si Barrack Obama aurait souhaité aborder ce point notamment par un plan de relance plus ambitieux en Europe.
Il y a là le germe d’un échec. Pourquoi ? Pour l’opinion publique la finance internationale et ses problèmes est un vaste charabia incompréhensible. L’opinion publique voit et vie la crise au quotidien par la monté du chômage, la peur pour son emploi et l’incertitude de l’avenir qui grandit. Consciemment ou inconsciemment, l’opinion publique attend que ce G20 ait une répercussion positive sur le quotidien ou au moins soit l’amorce d’une fin de crise. Et c’est ce qui importe. Mais elle va être bien déçue. Les déclarations très optimistes, voire euphoriques, des différents chefs d’Etats risquent de passer pour une vaste autosatisfaction. Le danger est donc de se décrédibiliser aux yeux de l’opinion publique.
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mars 27, 2009
Les traders de la banque d’investissement Natexis vont se partager, au titre de l’exercice 2008, 90 millions d’euros au total. Mais comment le personnel d’une banque dont les pertes s’élèvent à 2,8 milliards d’euros en 2008 et qui a reçu près de 5,6 milliards d’euros d’aide de l’Etat, peut se répartir une telle somme d’argent ?
L’annonce nourrit davantage l’indignation dans ce climat de crise et de chômage ! Mais dans l’émotion suscitée peu s’interroge sur ce qu’est un trader et surtout comment est basée sa rémunération. On se rend compte alors que le scandale est à nuancer et ne se trouve pas forcement là où on le pense. Explication :
Comment un tarder est rémunéré?
Un trader a, comme un commercial, une rémunération fixe (qui varie entre 2000 et 3500 euros pour un junior) et une rémunération variable liée directement à ses résultats (notamment l’atteinte d’objectifs de gains fixés par sa hiérarchie). Donc si Natexis est prête à distribuer 90 millions d’euros à ses traders c’est qu’ils ont particulièrement bien travaillé et ont rapporté beaucoup d’argent à leur banque.
Pourtant la banque a enregistré 2,8 milliards de pertes tout de même ! Certes, mais ces pertes sont surtout liées aux dépréciations d’actifs (voir article du blog du 8 mars 2009 sur la norme IRFS ) dues à des placements douteux d’actifs dit « toxiques ». Bref ! Rien à voir avec l’activité de trading qui a certainement limité les pertes de Natexis et les sommes à donner par l’Etat donc le contribuable.
Le bonus d’un traders n’a, donc, absolument rien à voir avec les stocks options où les bonus des dirigeants de grandes entreprises qui sont liés à une entente contractuelle avec les actionnaires. Donc la rémunération du dirigeant ou des cadres dirigeants n’est pas forcement liée aux résultats comme nous le révèle l’actualité économique. Le scandale est bien là.
Peut-on supprimer le bonus des traders ?
Légalement il est possible de supprimer le bonus des traders. Mais paradoxalement les conséquences pourraient être néfastes. Pourquoi ?
Le trading est une profession extrêmement sélective. Il ne suffit pas de jouer des sommes devant des écrans d’ordinateurs. Il faut gagner à chaque coup ! Outre le fait d’être diplômé d’un BAC+5 en finance ou d’une école d’ingénieurs, il faut avoir des qualités psychologiques notamment dans la résistance au stress, à la pression et à la fatigue, de prendre les bonnes décisions en quelques secondes. Un métier pas fait pour tout le monde et pour profils très particuliers. Supprimer la rémunération liée au bonus rendra la profession de trader peu attractive et risque de condamner une activité très lucrative pour la banque, laquelle devra donc trouver une autre façon de faire ses marges. Comment ? Notamment en augmentant les marges pratiquées dans le crédit en le rendant plus cher.
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finance | Tagué : 90, 90 millions d’euros de bonus pour les traders de Natexis : le sommet du n’importe quoi ?, bonus, de, du, euros, importe, le, les, millions, natexis, pour, quoi, sommet, traders |
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mars 23, 2009
Ce mercredi 18 mars a été le théâtre d’un scandale qui a fait réagir toute la classe politique ainsi que des syndicats. Plus que de scandale il s’agit d’une très mauvaise communication surtout en ce moment. Pourquoi ? Il faut savoir que la distribution de stock-options ne donne lieu à aucun versement d’argent, seulement un droit qui donne la perspective d’un gain potentiel au bout d’un certain temps : ici 3 ans. Les stocks-options ce ne sont pas des bonus ou des primes comme se fut le cas chez AIG.
Concrètement 4.800 cadres de la société générale auront le droit d’acheter, dans 3 ans, des actions (en nombre limité) au cours de 24 euros (celles-ci valent au moment de l’écriture de ce billet 31 euros). Si dans 3 ans le cours de l’action de la société générale est supérieur à 24 euros les 4.800 cadres en question pourront les acheter (au prix donc de 24 euros) et les revendre aussitôt au prix du marché (certainement bien supérieur à 24 euros). Bien entendu les plus-values dégagées par les stock-options sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales.
Les stock-options sont un moyen peu coûteux pour l’entreprise, de fidélisation des salariés (qui concerne davantage les cadres dirigeants).
Le vrai scandale concerne plutôt les 4 dirigeants principaux de la Société Générale qui s’octroient la grosse part du gâteau que leurs 4.800 cadres dont la banque a besoin de fidéliser afin d’éviter la fuite de compétence.
Sous la pression populaire et politique, les 4 dirigeants ont finalement renoncé à leurs stock-options. On peut s’étonner de la communication désastreuse, surtout dans le climat actuel où ce n’est pas le moment d’attiser les tensions. Une publicité bien plus négative pour la Société Générale que la fameuse affaire Kerviel où, là encore, les dirigeants se sont empressés de se dégager de toute responsabilité.
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Publié par jf66michel
mars 8, 2009
La crise des « subprime » date d’août 2007 et pourtant les banques continuent à annoncer des pertes colossales : RBS au royaume uni, UBS, Bank of America, Citygroup etc… Les banques ont été aussi imprudentes que cela ? Sont-elles à ce point mal gérées ? Pas seulement.
La crise financière et bancaire est aggravée, paradoxalement, par une mesure comptable qui avait une bonne intention : protéger et clarifier le système financier (notamment après le scandale de l’affaire ENRON), à savoir la norme IRFS (International Financial Reporting Standard) entrée en vigueur le 1 janvier 2005.. Qu’est-ce qu’elle dit cette norme IRFS ? Elle indique simplement que les titres achetés (actions, sicav, autres titres financiers…) doivent être valorisés et comptabilisés non pas à la valeur achetée mais à la valeur du marché.
C’est un peu comme si vous aviez acheté un appartement 200.000 euros il y a 2 ans mais que vous deviez le comptabiliser dans votre patrimoine non pas le prix acheté mais à sa valeur de revente. Si le marché immobilier continuait à progresser, vous pouviez vous enrichir sans rien faire. Mais dans le contexte actuel de forte baisse de l’immobilier, votre bien vaut bien moins que 200.000 euros sur le marché. Donc vous faites des pertes et vous vous appauvrissez.
Cela fonctionne de la même manière avec les titres financiers, notamment avec les titres complexes adossés à des crédits à risques (on appelle cela des actifs toxiques), qui doivent être évalués au prix du marché. Mais comme personne ne veut de ces titres risqués dit toxique, leur valeur revient à « zéro ». D’où ces pertes abyssales régulièrement déclarées au titre. Le patrimoine « titres » des banques doit être déprécié, communément appelé « des dépressions d’actifs ».
Comme les banques doivent disposer d’actifs – dit fond propre – (en partie constitués de titres financiers) à hauteur d’environ 8% des crédits qu’elles accordent (règle prudentielle dit ration Cooke ) elles sont en face d’un grave problème. D’où la nécessité d’aller chercher de l’argent (recapitaliser) pour satisfaire ce ratio prudentielle. Si elles ne parviennent pas à obtenir les fonds nécessaires, les banques sont alors obligées de réduire le montant de crédits accordé à l’économie. D’où les prêts gouvernementaux octroyés à nos banques afin qu’elles ne réduisent pas leur montant de crédits distribué à l’économie nationale.
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Comprendre la crise économique de 2008, finance |
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Publié par jf66michel
janvier 29, 2009
On parle de l’argent donné aux banques pour qu’elles puissent passer la crise financière. Fin octobre 2009, le gouvernement français a mis au point un plan de sauvetage de nos banques nationales à hauteur de 360 Mrd d’euros. A l’heure de la grande manifestation de ce jeudi 29 janvier 2009, on entend de plus en plus que les banques ont obtenu 360 Mrd d’euros. La réalité est assez différente.
D’abord il s’agit de garanties à hauteur de 320 Mrd d’euros. Cela veut dire que si une banque à un problème, l’Etat français pourra lui garantir des emprunts. Donc actuellement l’Etat ne dépense pas ce montant (et pour le moment cette garantie n’a pas été levée) puisque les banques françaises n’ont pas fait appel à cette garantie. Il s’est avéré, en plus, que la grande majorité d’entre elles ont fait des profits substantiels en 2008.
Et les 40 Mrd restant ? Ils sont utilisés pour recapitaliser les banques en cas de besoin. Pour le moment 20 Mrd serait utilisés. Ça fait tout de même un joli montant.
Conclusion : l’Etat français s’endettera de 20 Mrd plus les 15 Mrd effectifs du plan de relance de l’économie. Enfin il faudra ajouter des recettes fiscales en baisses. Tout ceci entraînerait, pour fin 2009, un déficit de l’Etat d’environ 80 Mrd d’euros. Comparativement il était de 38,4 Mrd (44,1 Mrd pour la cours des comptes) en 2007 et d’environ 57 Mrd en 2008.
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Publié par jf66michel