J’ai fait un petit exercice : j’ai recherché les articles (de journaux sérieux) économiques sur les prévisions de croissance des gouvernements et autres instituts de conjoncture faites fin décembre 2008 : soit en pleine tornade financière et une production manufacturière à l’arrêt. C’est éloquent !
En Allemagne le très sérieux institut économique IFO (équivalent à de l’insee en France) annonçait une récession (tout de même) de –2,2% pour 2009 (notez le virgule 2 , comme si on pouvait être aussi précis !). Le gouvernement allemand était plus prudent et admettait une prévision de –3% sur l’année 2009.
Résultat des courses –3,8% pour le seul premier trimestre 2009 (avec un rythme annuel de –7%).
Pour la France, à la même période (toujours fin décembre 2008), l’INSEE annonçait une récession de – 0,4% pour le trimestre 2009. Notre ministre de l’économie était plus optimiste (au diable tous ces pessimistes et autres cassandres !) et entrevoyait une fourchette de croissance entre 0,2 et 0,5% en 2009. Réalité au premier trimestre 2009 : un recul de –1,2% après celui de –1,5% au dernier trimestre 2008. Et pour 2009 ont se dirige vers une récession de –3% quoique plus proche de –4%.
Comme quoi les prévisions économiques sont très très loin d’être une science exacte. Et comment percevoir les signes positifs annoncés de reprise ici et là.
Quelle attitude avoir alors ? rester optimiste, voir le cataclysme ? Peut être que la meilleure approche est de voir la réalité en face, surtout quand elle en fait pas plaisir ! « Appeler un chat un chat ! »
Publié par jf66michel
L’économie française semble mieux « résister » à la crise économique mondiale, ou plutôt fait moins mauvais. Au premier trimestre 2009 la récession est de –1,2% en France contre –1,8% en Espagne, -1,9% au Royaume-Uni, – 2,4% en Italie, –3,8% en Allemagne, -6,2% aux USA et enfin –3,4 au Japon.
Publié par jf66michel
Phénomène nouveau qui prend de l’ampleur sans pour autant être une tendance de fond : celui des relocalisations. De plus en plus d’entreprises de l’hexagone rapatrient leur production délocalisée dans les pays dits « à faibles coûts de main d’œuvre». Difficile de quantifier l’ampleur de ce mouvement. Mais les exemples d’entreprises qui ont franchit le pas sont de plus en plus nombreux. Celles qui n’ont pas encore relocaliser mais qui y réfléchissent sérieusement sont encore plus nombreuses.
Publié par jf66michel
Depuis quelques temps certains économistes et gouvernements voient des signes positifs. Est-ce que la reprise sera pour 2010 comment annoncée ?

