Les 20 puissants de la planète se sont mis d’accord sur une position commune, notamment sur l’encadrement des bonus. La presse annonce « un nouvel ordre mondial » à l’issu de ce sommet. Bref ! Mission accomplie et tout le monde est content. Promis juré ! Les choses ont changé.
L’obligation de positions communes
Les 20 chefs d’Etat ne peuvent pas quitter le sommet sans une déclaration commune d’un accord. Dans le cas contraire l’effet psychologique sur le monde de la finance et de l’économie sera assez négatif. On a pas besoin de cela en ce moment. La finance et l’économie et pour beaucoup une affaire de psychologie et de confiance. Donc il faut rassurer. Là la mission est accomplie.
Les décisions prises
Bien sûr, dans les faits, parler d’un nouvel ordre mondial est très exagéré. Il y a eu des décisions concernant la réglementation du bonus des traders. Un pouvoir étendu a été donné au FMI et à la banque mondiale. Problème : cela n’a aucun rapport avec la crise financière et économique. On est plus dans le sujet avec l’engagement de réguler et de contrôler les banques dans leurs opérations de spéculation. Comment concrètement ? On est bien obligé d’avouer que ça reste encore un peu vague.
Les règle et leur application
N’y a-t-il pas des règles concrètes qui ont été adoptées par les 20 chefs d’Etat ? Bien sûr qu’il y en a. Mais sont-elles contraignantes ? Pas si sûr. Mais imaginons qu’elles le soient. Ce qu’il faut voir ensuite c’est leur application. C’est bien là que le bât blesse. Exemple des décisions prises depuis novembre 2008 avec les différents G20: l’engagement d’Obama de donner plus de pouvoir à la banque centrale américaine pour contrôler les banques n’a jamais été appliqué. La réglementation des agences de notations, en partie responsable de la crise financière, n’est pas non plus appliquée. Le contrôle des opérations sur fonds propre par les banques subit également le même sort.
Les faiblesses économiques de la Chine
Ce sommet est très intéressant car il a mis en valeur la faiblesse économique de la Chine. Pendant qu’européens et américains discutaient essentiellement de la crise financière, le Président chinois, Hu Jintao lui insistait, tout seul dans son coin, sur la nécessité de poursuivre les efforts de relance économique des pays occidentaux. Pourquoi ? Parce que l’économie chinoise dépend à 40% de ses exportations vers le monde. Le ralentissement des efforts de relance économique de ses partenaires économique tels que l’Europe, les USA ou le Japon légitimement inquiète le Président chinois. La Chine a fourni le plus gros effort de relance de son activité avec en 1 an, pas moins de 450 milliards d’euros soit près de 7% de son PIB dépensé.
septembre 29, 2009 à 12:54 |
Excellent blog sur économie. Tes articles sont très intéressants.
Personnellement je trade sur le marché Forex avec le broker suisse ACM et je suis très au courant des principaux événements économiques au moment de trader sur Forex. Ton analyse sur les déclarations et décisions prises par le G20 m’a beaucoup aidé. Merci.