La banque commerciale dispose de placements (des actifs), sous forme de titres, comme toute personne physique qui désire placer son épargne et retirer un intérêt le plus avantageux possible.
Lorsque la banque a besoin d’argent liquide pour faire face à ses engagements financiers, elle cède (ou revend) ses titres de placement, là encore comme toute personne physique rationnelle.
Seulement pour pouvoir revendre ses titres et obtenir en échange l’argent frais, il faut bien que quelqu’un les lui achète. Mais quand il n’y a personne la banque se trouvé donc « coincé » et ne peut pas obtenir l’argent frais dont elle a besoin. Ses titres (invendables) deviennent alors des actifs, que l’on appelle, toxiques.
Origine de la toxicité des actifs
Pourquoi les titres des banques ne trouvent-ils pas d’acheteur ? Tout simplement parce que les acheteurs (banques commerciales, institutions financières, assurances, gros investisseurs privés non bancaires…) sont devenus méfiants, ils ont peur d’acheter quelque chose qui ne vaut plus rien. Un peu comme une voiture d’occasion qui ne trouve pas preneur car les acheteurs n’ont pas confiance, ils ont peur qu’il y ait un vice caché (comme accident non déclaré dissimulé).
Pour revenir à nos titres financiers, les acheteurs potentiels ont donc peur qu’ils ne cachent (grâce à la titrisation) des crédits « subprimes » insolvables. Ainsi beaucoup de banques commerciales se trouvent piégées par ces actifs toxiques. Comme la méfiance est généralisée dans la planète finance, même les actifs qui sont sains peuvent à leur tour, devenir toxique (car personne n’en veut).
Pertes et recapitalisation
C’est ainsi que les banques commerciales doivent passer ces actifs toxiques dans la case « pertes et profits » et trouver de l’argent frais autrement, notamment auprès d’investisseurs : c’est la recapitalisation.