La demande mondiale de pétrole a reculé de près de 4% au premier trimestre 2009. Durant 8 mois consécutifs la demande pétrolière décline. En mars celle-ci s’est réduite de 2,4 millions de barils par jour, soit 2,8 %, à 83,4 millions de barils. Bonne nouvelle pour l’environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais concernant l’économie cela montre que les industries occidentales tournent toujours au ralenti. Mais la situation est contrastée selon les zones géographiques.
Le problème du Japon
Les Etats-Unis voient leur demande de pétrole diminuer de 5%. La Chine est sur une régression annuelle de 1% (alors qu’il y avait une progression de 4% en 2008). Par contre le Japon, deuxième pays industrialisé, ne l’oublions pas, voit sa consommation pétrolifère plonger de 23 % ! Ce qui montre bien la violence de la crise au pays du soleil levant.
Entente du cartel de l’OPEP et un pétrole autour de 50$ le baril
Pour éviter un effondrement du prix du pétrole, les pays de l’OPEP s’étaient entendus, fin 2008, pour réduire leur production de 4,2 millions de barils par jour. Ces accords de réduction d’offre de pétrole ont été respectés à 83% par les pays membres, ce qui est assez exceptionnel, car d’habitude les engagements de l’OPEP sur le niveau de production ne sont respectés qu’à 60%.

Reprise économique en 2010 ?
Est-ce que, mis à part le Japon qui fausse les calculs de la consommation mondiale de pétrole, est-il possible d’entrevoir une reprise début 2010 ? La demande de pétrole est un bon indicateur. Mais il est encore trop tôt pour pronostiquer quoi que ce soit. Cette chute de la demande de pétrole, même affectée par le Japon, n’est pas bonne pour une éventuelle reprise. A cela s’ajoutent les derniers chiffres aux USA qui montrent que la vente au détail (en résumé les ventes des commerces) a reculé de 1,1% par rapport à février 2009 selon le département du Commerce à Washington. Ce chiffre va à l’encontre des prévisions des analystes qui pensaient plutôt à une progression des ventes après des chiffres positifs en janvier et février.