Le prix du pétrole oscille entre 38$ et 45$ le baril. Quel contraste avec le mois de juillet 2008 où des sommets avaient été atteints avec un record de 147$ le baril. Voilà donc une bonne nouvelle pour le consommateur. Cette tendance basse du prix de l’énergie est un sérieux coup de pouce au pouvoir d’achat des ménages et donc à l’économie mondiale.
Mais le revers de la médaille est que ce prix exceptionnellement bas indique combien la récession économique mondiale est profonde. Pourquoi? En 2004 pourtant, le baril était à peu près à ce niveau et l’économie mondiale allait pour le mieux !
Nous sommes en période d’hivers, qui est cette année très froid (- 15°C en Allemagne, parfois – 25°C dans certaines régions du centre des USA) propice donc à une très forte demande en énergie pour le chauffage. Cette forte demande hivernale conjuguée à la baisse de production de pétrole de l’OPEP (pays producteurs de pétrole) de 6% devrait encourager une forte hausse du prix du pétrole sur le marché mondial. Or il n’en est rien, c’est bien le contraire qui se produit. Conclusion: cela veut dire que la demande en énergie du côté des industries s’écroule, symptôme d’une faible activité productive. En témoigne d’ailleurs l’augmentation des stocks de pétrole brut aux USA en janvier qui progressent 6 fois plus vite que ce qui était prévu par les experts. Cela annonce combien le ralentissement de la production et de l’économie mondiale est important et ce poursuit en ce mois de janvier.
Bref si ce faible prix du pétrole est une bonne nouvelle pour le consommateur (encore faut-il que la répercussion se fasse à la pompe) surtout quand arrivera le printemps, il en est pas de même pour l’économie mondiale.