Pourquoi la crise financière risque de continuer ? Le crédit “Alt-A”

L’été 2007 marque l’éclatement de la crise des crédits dit « subprime » crédits à risques. Les banques, (pas seulement américaines) ont beaucoup souffert. Le taux de défaillance de ces crédits à risque est d’environ 30%. Ça veut dire quoi ? Simple : 30% des emprunteurs n’ont pu rembourser leur prêt. Ce qui est beaucoup. Mais qu’en est-il des 70% restants ? Peuvent-ils connaître une défaillance de paiement ? La réponse est clairement oui, d’autant plus que la croissance économique connaît un coup de frein, les prix comme les taux d’intérêt augmentent. Le taux de défaillances de paiement sur les crédits « subprime » risque donc de se poursuivre. Pour autant les banques ont prévu la parade : elles ont provisionné (mettre de côté) de l’argent pour faire face à ses défauts de paiement éventuels des souscripteurs de crédits « subprime ». Peut-on dire alors que les crédits subprime ne représente plus un danger ? On peut presque le dire aujourd’hui, mais le danger n’est pourtant pas écarté. Ce danger peut surgir de nouveau type de crédit appelé « Alt-A ». Quelle différence avec les crédits « subprime » ?

 

Les crédits dit « Alt-A » sont des prêts à taux fixe que l’on accorde à des emprunteurs qui n’ont jamais eu de défaut de paiement. Bref, leur historique financier doit être irréprochable. Par contre le revenu de l’emprunteur n’est pas pris en compte. Là est le risque de ces types de crédits qui sont certes bien moins risqués que les « subprimes » (où aucun historique financier ni de justification de revenu ne sont demandés) . Où est donc le danger ? C’est que la conjoncture économique aux USA (et dans le monde) s’est fortement dégradée : le chômage augmente, les affaires sont plus difficiles, la hausse des prix laminent le pouvoir d’achat des ménages. Et ceux qui ont souscrit des crédits « Alt-A » commence à connaître des difficultés de remboursement. Certes le taux de défaillance actuel de 1% reste relativement faible, mais la banque centrale américaine a signalé une très forte augmentation des problèmes de remboursement. Et si la conjoncture économique continue à être aussi mauvaise, on peut se douter que le taux de défaillance des crédits « Alt-A » va suivre la tendance des crédit « subprime ». Quel est l’ampleur du danger ? L’agence de notation Fitch estime le montant des prêts “Alt-A” émis entre 2005 et 2007 dépasse les 600 milliards de dollars.

 

 

 

 

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