En France on a du mal à croire qu’une banque puisse tomber en faillite, ou, plus précisément être en dépôt de bilan. La dernière histoire dans notre hexagone est le crédit Lyonnais. Normalement cette banque aurait dû disparaître et avec elle les comptes de ses clients. Heureusement, il y a eu l’Etat français pour sauver la banque de la catastrophe ce qui sans cela aurait, sans doute, eu une répercussion terrible sur l’économie.
Mais dans les autres pays qu’en est-il ? La crise des « subprime » a plongé quelques banques, et non pas des moindres, dans la faillite. En Allemagne d’abord avec l’IKB ou la Sachsen Landesbank. En Angleterre avec la Nothern Rock. Enfin aux USA il y a la banque d’affaires « Bears Stearn » et très récemment la banque spécialisée dans l’immobilier : Indymac qui vient de se déclaré en dépôt de bilan. En fait la banque vient d’être mise sous la protection de la loi contre les faillites (le chapitre 11). C’est plus « soft » exprimé ainsi ! Et les clients alors? Rassurez-vous, il y a toujours un montant garanti. Ce montant est de 30.000 FCH maximum pour la Suisse, de 70.000 euros maximum, (sur l’ensemble des comptes) en France (Par une loi de 1999 sur l’adhésion au fonds de garantie des dépôts français). Idem aux USA. Dans le cas récent de la banque « Indymac » il y a la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’institution fédérale garantissant les dépôts bancaires, qui se manifeste.
Enfin les Etats et les banques centrales interviendront toujours pour éviter la panique des clients (par des retraits massifs d’argent :1,3 milliards de $ en 10 jours pour l’Indymac ) et protège ainsi les comptes de chacun. Par exemple l’Etat britannique a nationalisé (de facto) la Northern Rock, le Land de Saxe en Allemagne s’est porté au secours de la « Sachsen LB » en recapitalisant (en apportant de l’argent frais).
Le côté injuste c’est que la banque qui a fait de graves erreurs de gestion (comme faire des prêts douteux) n’est finalement pas sanctionnée, vu que les autorités publiques viennent à son secours. Par contre les employés, eux, paient sévèrement l’addition en subissant des licenciements drastiques (suppression de 53% des effectifs pour la banque Indymac). Mais dans le monde de la finance qui s‘en soucis ? Alors pourquoi ne pas répéter les mêmes erreurs ?
