Effondrement du marché immobilier ?

C’est bien officiel, enfin les professionnels du secteur immobilier admettent la baisse assez forte des prix des logements. Le recul serait de – 4% en 2008 et de – 6% en 2009, selon HSBC.

En fait ce n’est pas vraiment une surprise. Pourquoi ? Depuis 2000 les prix de l’immobilier ont augmenté de 150% environ, le pouvoir d’achat, lui, a plutôt stagné. Enfin ajoutons une forte augmentation des taux d’intérêt à environ 5%. Il y a donc un moment où ceux qui avaient les moyens d’acheter ont acheté. La demande va donc drastiquement se réduire et les problèmes de surendettement des ménages augmenter. Un effet dangereux pour le marché immobilier. Le scénario de l’effondrement des prix est plus probable que la fameuse thèse de l’atterrissage en douceur des prix.

 

Mais ceux qui sont déjà propriétaire ne peuvent-ils pas bénéficier de cette hausse (un effet richesse) pour acheter un meilleur logement ? Le problème est qu’il faut vendre son logement. Cela paraît simple ? Les compris de vente, eux, se signent relativement facilement ? Sauf qu’un compromis de vente n’est pas une vente. Cela ne garanti pas que le chèque sera là. Bien souvent l’acquéreur doit, lui aussi, vendre son logement pour pouvoir amener ce chèque. Bref c’est comme une cascade de ventes. C’est pour cela qu’en moyenne les ventes (moment où l’annonce est déposée et le chèque encaissé) dépassent l’année. Il y a beaucoup moins de transactions, elles prennent plus de temps à se réaliser. Bref le marché devient « visqueux ». Signe que la baisse des prix va être plutôt brutale, comme il semble être le cas, et se poursuivre encore 2 ou 3 ans (à condition que les taux d’intérêt d’emprunt n’augmente pas non plus).

 

 

 

 

3 réponses vers «Effondrement du marché immobilier ?»

  1. nicolasdex dit :

    C’est une habitude chez les économistes et les journalistes d’entretenir les peurs ? assurances, immobilier, crédits, taux. A vous écoutez on croirait que c’est la fin du monde : tout ce qui devrait augmenter baisse (pouvoir d’achats, fruits d’investissement) et ce qui devrait baisser augmente (taux, etc…) . Je suis informaticien et j’entendais la même sorte d’âneries avec la peur du bug de l’an 2000, cette peur des gens qui m’a permis d’avoir un emploi rapidement et bien payé. A trop vouloir faire du sensationnel on crée la paranoïa et des situations aberrantes. Car finalement c’est la rumeur qui met le feu aux poudres : les effets d’annonces : C’est ce genre d’annonce qui fiat que les propriétaires vont paniquer et vendre à perte et là vous allez dire : je vous l’avez bien dit que ça finirait comme ça ! Comme pour les informaticien : Ah heureusement qu’on avait les informaticiens grâce à eux il n’y a pas eu de bug de l’an 2000, d’avions écrasés, de pannes électriques – alors que le problème était moindre que l’effet d’annonce : mais ne crachons pas sur la soupe grâce à cela j’ai été surpayé (ce que j’appelle situation aberrante) !

  2. dalouad dit :

    Tres bonnes analyses, l’aterissage en douceur aurait lieu si on etait pas en crise financiere. La ça va être sanglant.
    Pour le comentaire au dessus :
    http://www.adef.org/statistiques/index.htm

    Probablement une victime de “la pierre vaut de l’or” ou “l’immobilier ca baisse jamais”

    • jf66michel dit :

      C’est la crise de l’immobilier aux USA (issue de la fièvre spéculative) qui a provoqué le crise financière… bien que les conditions étaient réunis pour que cette crise financière se déclenche. L’allumette a été “allumée” par la FED (la banque centrale américaine) en relevant son taux d’intérêt pour lutter contre les tensions inflationnistes mais qui, du même coup, a renchérit le coût du crédit et des remboursements des ménages américains basés sur des taux variables. Mais le baril de poudre que constituaient les pratiques (notamment de titrisations d’actifs très risqués) des banques n’attendait que cette allumette pour faire exploser la finance mondiale.

      Enfin quand le pouvoir d’achats ne progresse que de 2 à 3% sur 7 années alors que les prix de l’immobilier progressaient de près de 150% durant la même période… un moment ça ne peut plus durer. Et la baisse est relativement facile à estimer.

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