juin 6, 2008
Cette folle hausse du cours du pétrole depuis fin décembre 2008 est largement dû à la spéculation. Quelle est son ampleur? Au mois de juillet 2006 le prix du baril de brut était d’environ 50$. Il est de 130$ au mois de juin 2008: une augmentation de presque 3 fois. On peut ainsi mesurer l’ampleur de la spéculation. A noter qu’il n’y a pas eu de baisse de la production due à des évènements climatiques ou politiques. Enfin à cette période de l’année, au printemps, le climat est relativement doux et la demande de pétrole traditionnellement faible.
Compte tenu de l’évolution de la croissance mondiale sur une année (plus faible compte tenu de la crise financière et du spectres de récessions aux USA) la demande de pétrole destinée aux besoins consommations devrait établir le prix à environ 60$ le baril.
Comme quoi, même si elles en profitent, les responsables ne sont pas à chercher chez les compagnies pétrolières.
Leave a Comment » |
Pétrole et matières premières |
Permalien
Publié par jf66michel
juin 1, 2008
C’est bien officiel, enfin les professionnels du secteur immobilier admettent la baisse assez forte des prix des logements. Le recul serait de – 4% en 2008 et de – 6% en 2009, selon HSBC.
En fait ce n’est pas vraiment une surprise. Pourquoi ? Depuis 2000 les prix de l’immobilier ont augmenté de 150% environ, le pouvoir d’achat, lui, a plutôt stagné. Enfin ajoutons une forte augmentation des taux d’intérêt à environ 5%. Il y a donc un moment où ceux qui avaient les moyens d’acheter ont acheté. La demande va donc drastiquement se réduire et les problèmes de surendettement des ménages augmenter. Un effet dangereux pour le marché immobilier. Le scénario de l’effondrement des prix est plus probable que la fameuse thèse de l’atterrissage en douceur des prix.
Mais ceux qui sont déjà propriétaire ne peuvent-ils pas bénéficier de cette hausse (un effet richesse) pour acheter un meilleur logement ? Le problème est qu’il faut vendre son logement. Cela paraît simple ? Les compris de vente, eux, se signent relativement facilement ? Sauf qu’un compromis de vente n’est pas une vente. Cela ne garanti pas que le chèque sera là. Bien souvent l’acquéreur doit, lui aussi, vendre son logement pour pouvoir amener ce chèque. Bref c’est comme une cascade de ventes. C’est pour cela qu’en moyenne les ventes (moment où l’annonce est déposée et le chèque encaissé) dépassent l’année. Il y a beaucoup moins de transactions, elles prennent plus de temps à se réaliser. Bref le marché devient « visqueux ». Signe que la baisse des prix va être plutôt brutale, comme il semble être le cas, et se poursuivre encore 2 ou 3 ans (à condition que les taux d’intérêt d’emprunt n’augmente pas non plus).
3 commentaires |
Immobilier |
Permalien
Publié par jf66michel