La côte de popularité de Sarkozy: restera-t-elle basse?

La côte de popularité du chef de l’Etat reste basse (38% de satisfait, même après son intervention téléviser pour convaincre les français. Est-ce donc à dire qu’il n’a pas convaincu? Certainement. Pourtant il est de notoriété publique que Nicolas Sarkozy est un excellent communicateur. Ne le serait-il donc plus du tout? Aurait-il perdu cette faculté qui a fait son succès durant 5 ans au ministère de l’intérieur et ensuite dans la campagne prédidentielle de 2007 ? Indépendemment de toute prise de position politique (UMP, PS, Modem …), et ce n’est pas le but ici, que s’est-il passé?

Sarkory est victime de la loi impitoyable de l’image de la crédibilité. Qu’est-ce que ça veut dire? Si votre image est négative, quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, tout sera perçu (parfois à tort certes) de façon négative par ceux à qui vous vous adressez. Cela ne concerne pas seulement Sarkozy mais tout le monde. Malgré des efforts de communication intense et des efforts réels, Renault est toujours perçu comme fabriquant des voitures ayant des problèmes de qualité. Et pourtant! Savez-vous que la logan est la voiture championne du monde de la qualité! Dans un autre registre, un prof sympa avec ses élèves en cas de problème d’autorité aura toute les peines du monde à ramener la dicipline. Et les élèves ne comprendront pas.

Cette “loi” sur l’image, la crédibilité est donc applicable dans tout les domaines. Elle est d’autant plus importante quand on veut faire bouger, changer les choses et réformer. Si votre image est négative, les resistances seront très fortes et vous ne pourrez rien faire, sauf à provoquer des protestations, des grèves…

Sarkozy a été victime de sa stratégie de communication qui a fait son succès: changer les choses et le prouver par les résultats. En tant que candidat, ce fut une bonne stratégie. En tant que président les électeurs regardent le concret au quotidien. Les choses ne se sont pas améliorées, c’est même pire. Donc la perception est: Sarko = menteur, même si la réalité est à nuancer (c’est vrai que le contexte économique international est mauvais) ou différente.

Est-ce que la popularité de Sarkozy pourra remonter? Les choses risquent de s’empirer (malgrè lui) s’il essaie de réformer. Ne rien faire? Ce n’est pas dans sa nature. Position difficile donc. Il faudrait un évenement extérieur fort où il pourrait rebondir. Pour Jacques Chirac se fut son opposition à la guerre en Irak, et la cohabitation en 1997 (comme quoi la dissolution fut une bonne idée). Mitterrand: la première guerre en Irak (en 1991) et les 2 cohabitations (1986 et 1993).  

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