novembre 1, 2009
Voilà l’annonce de la RTE (Réseau transport d’électricité) dans son dernier rapport en vue de l’hivers. Pourquoi cela ? N’y aurait pas assez de centrales nucléaires ? Oui et non. Simplement nos centrales nucléaires auront besoin d’une maintenance, donc la production française d’électricité baissera. Cette baisse devra être compensée par des importations équivalentes à 5 centrales nucléaires. Il pourra même être question de coupures locales d’électricité, annonce la RTE, si les températures sont inférieures de 7 à 8 degrés aux normales saisonnières durant plusieurs jours consécutifs. De plus la France est un pays qui se chauffe à l’électricité beaucoup plus que la moyenne des autres pays industrialisés.
Outre l’anecdote, cet événement pose bien la question de l’équipement de la France (et aussi des autres pays) pour pouvoir accueillir un parc de voitures électriques.
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Publié par jf66michel
octobre 11, 2009
La bagarre pour la matière première : le lithium
On a souvent entendu que le lithium (sous forme d’impureté contenue dans le sel) serait une ressource rare. Apparemment pas du tout. Il y aurait de quoi alimenter une bonne partie toutes les voitures électriques de la planète avec des réserves surtout avec la découverte d’un énorme gisement en Bolivie qui représente à lui seul environ 40% des réserves mondiales.
Aujourd’hui les principaux producteurs(1) sont le Chili, (39,3 % de la production mondiale), la Chine (13,3 %) et l’Argentine (9,8 %). Comme les gisements sont concentrés cela laissera de belles bagarres politico-économiques en perspective.
L’aspect encourageant est que le lithium se recycle à 98% donc pas vraiment de pénurie à prévoir dû à sa consommation.
La voiture électrique : émettrice de CO2 ?
Malgré ce que l’on peut croire, le bilan écologique de la voiture électrique est pas franchement avantageux sauf en France. Pourquoi ? Car l’électricité il faut la produire. Outre le parque de centrales nucléaires en France qui n’émettent pas de CO2, les autres sources de production d’électricité, notamment avec du charbon ou du gaz, font qu’au final la voiture électrique indirectement émet du CO2.
Selon les sources et les calculs de l’ADEME une voiture électrique qui se ravitaille en France émettrait 20g de CO2 par km, 105g pour un ravitaillement en Europe (hors France) et enfin 200g en Chine. Quant ont sait qu’en 2013 les constructeurs s’engagent à construire des véhicules neufs émettant 95g de CO2 par km (120g en moyenne aujourd’hui) on voit que le bilan énergétique de la voiture électrique n’est pas si positif (sauf en France).
Bilan économique à revoir
. Il y a bien sûr le coût de la voiture, de la batterie. La « blue car » de Bolloré est disponible en location. La Mitsubischi I-Mev est vendu à partir de 32.000 euros environ. Mais ce que l’on sait moins c’est le coût d’installation des nombreuses bornes de reste pharaonique (10.000 euros environ l’unité selon l’ADEME). On ne recharge pas une voiture électrique comme on recharge un téléphone portable. Enfin il y a la nécessité de doubler voire de tripler les centrales électriques. Les possibilités de production d’électricité avec les énergies renouvelables y seront très insuffisantes.
Coup marketing et mise en place progressive
L’histoire a montré qu’une nouvelle technologie, surtout de cette ampleur, à besoin de temps pour devenir accessible à la masse de la population. La voiture électrique se généralisera et trouvera son avenir lorsque tous les problèmes techniques et surtout économiques trouveront solutions. Compte tenu des contraintes, la voie la plus viable économiquement semble être la voiture hybride. Toyota a quand même vendu 2 millions d’unités. Aujourd’hui le marché se situe bien là. Volkswagen et PSA notamment font ce pari.
On peut donc en conclure que l’annonce de Renault de produire 4 véhicules électriques à prix abordable d’ici 2012 reste un coup marketing assez astucieux.
(1) statistiques du Meridian International Research
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Publié par jf66michel
octobre 8, 2009
Une puissance économique
Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République populaire de Chine à Pékin. 60 ans plus tard, la Chine devient la 3ème puissance économique mondiale, dépasse l’Allemagne également en devenant le premier exportateur mondial. La Chine cumule les superlatifs dans les médias et les milieux économiques et d’affaires. Bref à ce rythme là la Chine deviendra la première puissance économique mondiale devançant les USA d’ici 2020.

Une puissance contrastée
J’ai toujours été très prudent face à cet enthousiasme notamment depuis que j’entends de plus en plus d’entreprises être déçues de leurs investissements pour profiter de ce gigantesque marché. Paradoxe ? Ou est-ce que les quelques témoignages que j’ai reçus ne sont que des cas isolés et ne reflètent pas du tout la réalité ?
En fait la Chine est un pays de contraste. Le potentielle est certes énorme, mais il y a encore un monde entre les possibilités économiques de ce pays et la réalité.
Si on regarde les chiffres de la Banque Mondiale on voit que les Chinois ont de faibles revenus.

Une puissance encore en voie de développement
Pour confronté mon analyse et mon opinion, j’ai regardé l’émission très intéressante qui s’est tenue sur France 5 dans « c’est dans l’air » d’Yves Calvi : « La Chine : 60 ans après Mao ».
On y apprend de la part les invités (économistes, géopoliticiens…) que l’on paie des impôts à partir de 130 euros environ de revenu par mois. L’impôt étant prélevé à la source. Mais surtout qu’au total il y a seulement 65 millions de contribuables chinois. Cela veut dire que seuls 65 millions d’individus ont des revenus supérieurs à 130 euros par mois. C’est très peu pour un pays qui compte 1.350 millions d’habitants (soit 1 personne sur 20 seulement).
Les zones rurales pauvres représentent environs 800 millions de personnes.
Enfin le plus étonnant est d’apprendre que la première armée du monde compte « que » 200.000 soldats correctement équipés le reste (soit 2 millions) se contentent d’équipements obsolètes. La parade militaire pour fêter l’anniversaire des 60 ans de République populaire de Chine donnait une toute autre image. Etrange décalage !
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Publié par jf66michel
octobre 3, 2009
Le salon de l’automobile de Frankfort vient de se terminer et la voiture électrique a été la vedette. Quasiment tous les constructeurs ont exposé des modèles électriques avec la palme d’or à Renault qui s’engage à produire en grande série d’ici 2011 4 véhicules électriques à un prix abordable. Pour Carlos Gohsn, Pdg de Renault la voiture électrique représentera 10% des ventes dans le monde d’ici 10 ans.
Pourtant le groupe PSA et surtout le premier groupe européen Volkswagen restent plutôt prudents sur la réalité du marché de la voiture électrique. Martin Winterkorn président de groupe Volkswagen déclare même « la voiture électrique ne se jouera pas au sprint, mais au marathon. Promettre que cette technologie du futur est prête pour la production de masse est un mensonge ». Sévère ! Alors qui a raison ?
La voiture électrique : déjà une vieille histoire.
La voiture électrique n’est en rien quelque chose de nouveau. La première électrique exposée l’a été en 1881 à l’occasion de l’Exposition internationale d’Électricité de Paris. En 1899 la voiture électrique surnommée « la jamais contente » devient la première voiture à franchir les 100km/h.
Technique simple mais problèmes techniques
La technique de la voiture électrique n’a rien de plus simple, notamment les moteurs. Le seul problème est que l’on ne sait pas encore bien stocker l’électricité de façon suffisamment durable. Le problème technique tourne donc autour de la capacité de la batterie. Actuellement les capacités des batteries dans les véhicules électriques n’autorisent qu’une autonomie de 80 km au mieux, même si les constructeurs exagèrent un peu en annonçant 150 km.
Pourtant les batteries à l’ion/ lithium fait beaucoup de progrès. L’électra, voiture française (cocorico !!) a une autonomie de 400 km pour une puissance de 350 chevaux et des accélérations à faire pâlir n’importe quelle Ferrari. N’est-ce pas une percée significative qui annonce une généralisation de la voiture électrique ? Carlos Gohsn aurait raison et les constructeurs qui n’y croient pas prendraient-il du retard ?
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Publié par jf66michel
septembre 30, 2009
L’erreur statistique
Voilà le 24ème suicide en 18 mois, la pression monte. Est-ce un phénomène purement médiatique ? Il est facile de le penser. Pourquoi ? En France le taux de suicides est de 16 à 20 pour 100.000 personnes. Donc finalement France Telecom qui compte un effectif de 102.000 personnes en France, est dans la moyenne ? Ensuite la direction de France Telecom rappel qu’en 2000, moment de forte mutation technologique, l’entreprise a enregistré 28 suicides et 29 en 2002 sans que quiconque s’en inquiète dans les médias ; qui étaient restés silencieux !
A la vu de ces chiffres, il est facile d’adopter une telle vision des choses. Non seulement elle est fausse mais elle est le produit d’une manipulation des chiffres à qui ont fait dire ce que l’on veut. Cela traduits bien des pratiques de management de types soviétiques, d’un autre âge, qui malheureusement se répand de plus en plus en France et qui a mené le PDG de France Telecom à lâcher, en toute décontraction, l’expression « la mode des suicides ».
Les 24 suicides chez France Telecom sont directement liés aux conditions de travail. Comparer ce chiffre au taux annuel de suicide de 26 / 20 pour 100.000 en France est une aberration car ce chiffre englobe toutes les causes de suicides. Enfin si ce raisonnement été vrai, les suicides seraient aussi nombreux chez d’autres grandes entreprises françaises comptant plus de 100.000 salariés en France, comme Total, EDF etc. Il y en a certes eu (suicide directement lié au travail) chez Renault et PSA, mais des actions correctrices rapides et semble t-il efficaces ont été prises.
Pourquoi on en parle aujourd’hui?
Pourquoi parle t-on des suicides liés au travail aujourd’hui chez France Telecom ? Parce que l’impératif du court terme, le management par le stress, voire par la terreur, se répand en France. Des critiques se font de plus en plus vivent à l’encontre de certaines écoles prestigieuses de commerce et de management où le profit de cours terme, la rentabilité sont sanctuarisés au détriment de l’humain qui n’est qu’une variable d’ajustement et le salarié considéré comme un bien marchand. A cela s’ajoute la pression grandissante des objectifs à tenir, la peur de perdre son emploi. Enfin la presse, qui est aussi une entreprise, n’est elle-même, pas épargnée, bien au contraire, par ce mouvement. Tous ces éléments créent ainsi un climat et un environnement où aussi bien les médias que les salariés français se sentent concernés.
Attention !! danger politique
Pour le gouvernement actuel, il y a donc bien danger politique. Les suicides chez France Télecom risquent de cristalliser un certain ras-le-bol de la classe des salariés et un émoi national fort. Principal actionnaire de l’entreprise avec 27% l’Etat ne peut pas se contenter de vagues promesses de changements de méthode de management. Certes changer les dirigeants ne changera factuellement pas les méthodes des cadres supérieurs responsables des pratiques managériales moyenâgeuses. Cependant cela aura l’avantage de donner un signale fort aussi bien au niveau de l’entreprise qu’au niveau politique. Mais les déclarations de Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, (arrivé chez France Télécom au début du mois pour prendre la succession de Didier Lombard en 2011) ne semblent pas aller dans ce sens.
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Entreprise, Politique |
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Publié par jf66michel
septembre 27, 2009
Les 20 puissants de la planète se sont mis d’accord sur une position commune, notamment sur l’encadrement des bonus. La presse annonce « un nouvel ordre mondial » à l’issu de ce sommet. Bref ! Mission accomplie et tout le monde est content. Promis juré ! Les choses ont changé.
L’obligation de positions communes
Les 20 chefs d’Etat ne peuvent pas quitter le sommet sans une déclaration commune d’un accord. Dans le cas contraire l’effet psychologique sur le monde de la finance et de l’économie sera assez négatif. On a pas besoin de cela en ce moment. La finance et l’économie et pour beaucoup une affaire de psychologie et de confiance. Donc il faut rassurer. Là la mission est accomplie.
Les décisions prises
Bien sûr, dans les faits, parler d’un nouvel ordre mondial est très exagéré. Il y a eu des décisions concernant la réglementation du bonus des traders. Un pouvoir étendu a été donné au FMI et à la banque mondiale. Problème : cela n’a aucun rapport avec la crise financière et économique. On est plus dans le sujet avec l’engagement de réguler et de contrôler les banques dans leurs opérations de spéculation. Comment concrètement ? On est bien obligé d’avouer que ça reste encore un peu vague.
Les règle et leur application
N’y a-t-il pas des règles concrètes qui ont été adoptées par les 20 chefs d’Etat ? Bien sûr qu’il y en a. Mais sont-elles contraignantes ? Pas si sûr. Mais imaginons qu’elles le soient. Ce qu’il faut voir ensuite c’est leur application. C’est bien là que le bât blesse. Exemple des décisions prises depuis novembre 2008 avec les différents G20: l’engagement d’Obama de donner plus de pouvoir à la banque centrale américaine pour contrôler les banques n’a jamais été appliqué. La réglementation des agences de notations, en partie responsable de la crise financière, n’est pas non plus appliquée. Le contrôle des opérations sur fonds propre par les banques subit également le même sort.
Les faiblesses économiques de la Chine
Ce sommet est très intéressant car il a mis en valeur la faiblesse économique de la Chine. Pendant qu’européens et américains discutaient essentiellement de la crise financière, le Président chinois, Hu Jintao lui insistait, tout seul dans son coin, sur la nécessité de poursuivre les efforts de relance économique des pays occidentaux. Pourquoi ? Parce que l’économie chinoise dépend à 40% de ses exportations vers le monde. Le ralentissement des efforts de relance économique de ses partenaires économique tels que l’Europe, les USA ou le Japon légitimement inquiète le Président chinois. La Chine a fourni le plus gros effort de relance de son activité avec en 1 an, pas moins de 450 milliards d’euros soit près de 7% de son PIB dépensé.
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Publié par jf66michel
septembre 24, 2009
Calmer le mécontentement de l’opinion public
Le sommet du G20 de Pittsburgh qui réunit les 20 plus grandes puissances économiques de la planète doit donc s’entendre sur les nouvelles règles à mettre en place pour limiter folies et imprudences du système financier mondial. Une dizaine de réformes devraient voir le jour. La plus populaire et qui concentre l’attention de l’opinion publique est bien sûr la rémunération des traders, même si la limitation des bonus, factuellement, ne règle en rien le problème.
Le problème de fond : la suppression de la loi dite « Glass Steagall Act »
Car bien malheureusement ce sommet est plus fait pour calmer le mécontentement de l’opinion publique que pour résoudre véritablement le problème de fond.
Lequel est-il ? C’est suppression de la loi dite « Glass Steagall Act », loi qui a été votée en 1933 à l’issu de la catastrophe financière de 1929 pour éviter que les mêmes erreurs se reproduisent. Elle a été supprimée en novembre 1999 par le sénat américain sous la présidence Clinton et bien sûr les mêmes erreurs se sont reproduites aboutissant à la catastrophe de septembre 2008 avec la faille de la banque d’affaires Lehman Brothers.
Que dit cette loi du « Glass Steagall Act » ?
Le Glass-Steagall Act distingue deux métiers bancaires :
1.la banque de détail (ou banque de dépôt) avec ses guichets pour recevoir la clientèle, collecter l’épargne et accorder les crédits aux ménages et aux entreprises.
2. La banque d’investissement (ou banque d’affaires) qui fait des placements sur les marchés financiers (les bourses mondiales) et qui spéculent grâce à leurs traders.
Une banque devait choisir son camps : elle était soit banque de détail soit banque d’investissement.
La cumulation des 2 était impossible car trop dangereuse pour l’économie et qui avait entraînée la crise économique de 1929. Pourquoi dangereuse ? Car la banque d’investissement qui spécule est très lucrative. Si elle permet de réaliser des profits records le revers de la médaille est que les risques pris sont importants. Le danger de faillite réel de la banque d’investissement ne doit pas entraîner la faillite de la banque de détail vitale pour l’économie. Bref ce qui s’est passé en 1929 et en septembre 2008.
Pour limiter simplement les abus du système financier il suffirait simplement de remettre en place cette loi du Glass-Steagall Act qui sépare banque de détail et banque d’investissement. Si les banques d’investissements recommencent les mêmes pratiques (ce qui est bien le cas) avec leurs imprudences elles pourront faire faillite sans menacer le système économique. Bien sûr les Etats ne viendraient pas à leur secours et dépenser l’argent du contribuable pour les sauver.
Qui sont les coupables?
Conclusion : les vrais coupables sont l’administration Clinton et ceux au sénat américain qui ont voté cette l’annulation du Glass-Steagall Act. Mais c’est si simple de taper sur les traders, coupables tous désignés et politiquement très payant.
Enfin, les banques savent que les Etats interviendront encore une fois si elles sont, à nouveau, menacées de faillite. Bref elles se sentent immortelles comme le dit Alain Minc. Alors pourquoi se gêner ?
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Publié par jf66michel
septembre 20, 2009
En 1895, par volonté testamentaire, Alfred Nobel a créé 5 prix Nobel : la physique, la chimie, la médecine, la paix et la littérature. Les mathématiques sont absentes et l’économie complètement ignorée.
Pourquoi appelle t-on ce prix « prix Nobel » alors ? Parce que c’est un abus de langage et surtout une confusion facilitée par le fait que ce prix d’économie est également géré par la fondation Nobel, qu’il en suit les mêmes règles d’attribution et enfin qu’il est décerné à la même date.
Que devrait-on dire alors? On devrait dire: « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel » .
Le « prix Nobel d’économie », tel qu’on l’appelle en abus de langage, est plus le résultat d’un « coup » de quelques économistes influents et du gouverneur de la Banque de Suède, qui ont réussit à convaincre la Fondation Nobel, et l’Académie royale des sciences de Suède (non sans résistance de la part de ses membres) de décerner un prix pour l’économie.
C’est ainsi que pour les 300 ans de la banque centrale de suède, la plus vieille banque centrale du monde, un prix de l’économie fut crée en 1968. La première distinction sera décernée en 1969 conjointement à Jan Tinbergen et Ragnar Frisch.
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Banque Centale, Economie mondiale | Tagué : economie, existe, nobel, pas, prix |
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Publié par jf66michel
septembre 19, 2009
La croissance économique c’est quoi ?
La croissance économique mesure la variation du PIB (produit intérieur brut) d’une année sur l’autre. Si on veut se la faire technique et juste il faudrait dire que le PIB est la somme de toutes les valeurs ajoutées d’un pays. En résumé, et en plus simple, la croissance mesure l’augmentation de la production de biens et de services d’une année sur l’autre.
Alors pourquoi modifier la mesure de la croissance ? Que mettre à la place ?
Normalement une croissance du PIB devrait apporter un bien être à la population. Or, à de nombreuses reprises, l’expérience a montré que ce n’est pas parce qu’un pays connaît un fort taux de croissance (donc de la production de biens et de services) que la population en profite en terme de «mieux être ». En d’autres termes la croissance économique telle qu’elle est mesurée ne tient pas compte des inégalités dans la société. Certes, c’est bien beau de ne plus se fier au PIB mais que mettre à la place ? Tout le problème est bien là. Si le PIB a le mérite de la simplicité (mesure des valeurs ajoutées produites) construire un indice qui prenne en compte les inégalités est loin d’être facile.
L’IDH
Enfin pour les pays en voie de développement, croissance économique n’est pas automatiquement le signe d’un développement économique et donc également du « bien être ». D’où l’apparition d’un nouvel indice : l’IDH indicateur de développement humain.
Quelle utilité d’un nouvel indice de mesure ?
Ce nouvel indice qui remplacerait le PIB, aura le mérite de montrer que la pauvreté et les inégalités augmentent… Même si on le sait déjà cela sera bien plus visible. Même s’il ne changera pas, comme par magie, les choses il aura le mérite de mettre une forme de pression. Mais il y a le revers de la médaille : en mettant la pression, ce nouvel indice sera donc politiquement gênant. Il est fort probable que les tentations de « rafistolages » pour ne pas dire « trucages » pour en diminuer la portée politique, seront fortes. C’est un peu ce que subit le chiffre officiel du chômage qui oublie les RMIste, les personnes sans emploi en formation. A tel point que les employées de l’INSEE avaient, à plusieurs reprises, menacés de faire grève, une première ! Comme par exemple en mars 2007 où ceux-ci estimaient le vrai chiffre à 9,5% de la population active et non pas à 8,7.
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Publié par jf66michel
septembre 13, 2009
Le sommet de l’ONU va se tenir en décembre 2009 à Copenhague. Ce sommet commence à faire grand bruit, bien plus que celui de kyoto. Pourquoi ? Parce que les dernières constatations sur le réchauffement climatique sont pires que celles prévues par le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de 2007. Il y a donc vraiment menace.
Une augmentation de 1 ou 2°C de la terre qu’est-ce que cela fait ?
A l’échelle humaine, c’est pas grand chose. En fait des régions du globe sont devenues beaucoup plus chaudes et d’autres, paradoxalement, refroidissent ce qui fait, en moyenne, un réchauffement global de la planète de 1 ou 2°C. Mais les scientifiques redoutent l’effet cumulatif, c’est à dire que les 1 ou 2°C de réchauffement de la planète entraîne une accélération, auto entretenu, du réchauffement pour faire de notre planète une vraie cocotte minute. Comment ? Voici les 2 principaux phénomènes redoutés
Réduction voire arrêt de l’absorption des océans de 50% du CO2
L’Océan absorbe près de 50% de nos émissions de CO2 grâce notamment aux micro-organismes comme les coraux. Seulement l’océan doit rester à une certaine température et ne pas être trop acide non plus. La calotte glacière joue un grand rôle dans la température des océans, notamment en réfléchissant les rayons du soleil. Comme la banquise du pôle Nord devient beaucoup moins étendu les rayons du soleil réchauffent davantage l’océan. De ce fait, les courants marins risquent de se modifier. Ceci perturbe la vie des micro-organismes captant le CO2. Conclusion les océans ne pourront plus faire leur travail de « mangeur » de CO2.
La Sibérie : la fonte du permafrost
La Sibérie contient une des plus grandes réserves de méthane piégé dans les sols gelés appelés « permafrost ». Avec le réchauffement climatique on comprend que ce permafrost va disparaître et libérer le méthane piégé. Problème : le méthane est un gaz à effet de serre 24 fois supérieurs au CO2 !!
Conclusion : même si l’humanité réduit son émission de CO2 de 100% l’effet cumulatif ayant été déclenché le réchauffement climatique deviendra auto-entretenu.
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Publié par jf66michel